Quand Marion Maréchal-Le Pen cite le député PS Malek Boutih lors du lancement de sa campagne pour les régionales en PACA

Publié à 07h47, le 06 juillet 2015 , Modifié à 07h47, le 06 juillet 2015

Quand Marion Maréchal-Le Pen cite le député PS Malek Boutih lors du lancement de sa campagne pour les régionales en PACA
© NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP

C’est parti. Marion Maréchal-Le Pen, qui a un temps brièvement hésité à se porter candidate en remplacement de son grand-père Jean-Marie Le Pen, a lancé, dimanche 5 juillet, sa campagne pour les élections régionales de décembre 2015 en PACA. Dans ce discours offensif, centré sur l’immigration, la députée FN a déclaré ne pas vouloir d’une région "black blanc beur" mais d’une région "bleu-blanc-rouge", autrement dit une région "patriote", selon la ligne du FN. Elle a ainsi lancé :

 

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Hors de question que notre région passe de la rivera à la favella. Que ce soit en matière d’immigration clandestine ou de radicalisation, nous ferons tout ce qui est possible au niveau régional pour freiner ces phénomènes. Nous ne voulons pas de la PACA Black-Blanc-Beur mais de la PACA bleu-blanc-rouge.

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Dans sa diatribe contre l’immigration et le communautarisme, la nièce de la présidente frontiste Marine Le Pen a cité un rapport qui a beaucoup fait parler en fin de semaine dernière, salué par de nombreux élus de droite, sur la radicalisation djihadiste des jeunes : le rapport "Génération radicale" signé par le député socialiste Malek Boutih.

Lors de ce premier meeting de campagne, Marion Maréchal-Le Pen a fustigé une France "où prospère aujourd’hui une idéologie totalitaire, guerrière, haineuse, celle de l’islamisme". Et d’enchaîner :

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"L’ampleur du phénomène et sa pénétration dans tous les milieux, avec la radicalisation des jeunes étudiants, des jeunes filles en particulier, indiquent que l’on pourrait basculer dans un phénomène de masse", selon les mots de l’ancien président de SOS Racisme Malek Boutih.

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Etre cité par la petite-fille de Jean-Marie Le Pen lors d'un meeting frontiste, voilà qui devrait ravir le député PS qui "veut faire kiffer la République".

Après avoir cité Malek Boutih comme caution pour justifier ses positions, la candidate d’extrême droite, opposée en PACA à Christian Estrosi pour le parti Les Républicains et à Christophe Castaner pour le PS, a lié immigration et terrorisme après avoir dénoncé "le grand remplacement" en cours en PACA, selon la théorie érigé presque en doctrine par une partie du FN. "Merah, Kouachi, Coulibaly, Salih sont les enfants du regroupement familial, du droit du sol, de la repentance anti-française, de l’abandon de l’exigence d’assimilation au profit de la société multiculturelle", a-t-elle encore pesté.

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