Bruno Le Maire, le "petit poisson parti bien avant les autres" pour la présidence de l'UMP

Publié à 16h40, le 13 juillet 2014 , Modifié à 17h19, le 13 juillet 2014

Bruno Le Maire, le "petit poisson parti bien avant les autres" pour la présidence de l'UMP
© Maxppp

Jérôme Lavrilleux dit de lui qu'il est "très sympa et vivant alors qu'il a l'air d'un poisson froid". Alors Bruno Le Maire a décidé de s'amuser de l'expression.

Parti plus tôt que les autres pour la présidence de l'UMP - le remplaçant de Jean-François Copé doit être élu fin novembre - le député de l'Eure n'a pas attendu la décision de Nicolas Sarkozy pour se porter candidat et a assuré que "rien ne [l']arrêterait". Dans Le Journal du Dimanche de ce 13 juillet, il se dit conscient du nombre potentiel de concurrents à affronter, d'autant plus si l'ancien Président ne se présente pas. Mais il pense avoir une longueur d'avance. Et c'est là que le "poisson" fait son retour :

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Et s'il ne se présente pas [Nicolas Sarkozy, ndrl], il y aura beaucoup de candidats. Mais je serai un petit poisson ... parti bien avant les autres.

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Lors de la précédente élection à la tête du parti fin 2012 - celle ayant donné lieu à un duel fratricide entre Jean-François Copé et François Fillon - Bruno Le Maire était justement parti trop tard, obtenant les parrainages nécessaires à sa candidature ... trois jours en retard.

Cette année, il est avec Hervé Mariton le premier sur les rangs et reste vague sur d'éventuelles ambitions pour 2017. Son message, répété dans chaque média, est de "porter le renouveau" dans sa famille politique et de permettre "un renouveau complet des pratiques politiques". Il s'en sert d'ailleurs ce dimanche dans le JDD pour égratigner un autre quadra qui monte, François Baroin :

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Baroin et moi, nous avons des stratégies opposées : à lui celle du notable de province qui cherche des places, alors que je veux incarner de nouvelles pratiques politiques.

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François Baroin va en effet tenter de passer de l'Assemblée au Sénat en septembre et se porte candidat à la présidence de l'Association des maires de France pour novembre, laissant ainsi de côté celle de l'UMP mais se préparant à être pleinement disponible pour 2017, pour un rôle encore non défini.

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