Jean-Vincent Placé confesse avoir "raconté n’importe quoi" sur Léonarda pour rester dans la ligne d’EELV

Publié à 13h30, le 02 mars 2015 , Modifié à 15h47, le 02 mars 2015

Jean-Vincent Placé confesse avoir "raconté n’importe quoi" sur Léonarda pour rester dans la ligne d’EELV
Jean-Vincent Placé © ALAIN JOCARD / AFP

Jean-Vincent Placé va encore se faire des amis au sein de son parti. Invité des Grandes Gueules d’RMC ce lundi 2 mars, le sénateur écologiste désavoue a posteriori la position des Verts, qui était aussi la sienne, sur l’affaire Léonarda.

Tout à son plaidoyer pour un rassemblement large de la gauche aux centristes pour endiguer la montée du FN, Jean-Vincent Placé est interpellé par les journalistes de la station : n’a-t-il pas lui-même par le passé nourri les divisions à coup de propos assassins contre l’exécutif ?

L’intéressé en convient et bat même sa coulpe sur l’épisode Léonarda, la jeune Kosovare et sa famille dont les écologistes (mais aussi le PS) avaient critiqué l’expulsion avalisée par le gouvernement. Il explique :

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Je m’étais lancé dans un propos complètement décalé, parce que j’avais voulu suivre la position du parti. Je me souviens, j’étais allé à une émission, j’avais raconté n’importe quoi. Et je m’en veux encore, parce qu’à un moment on se dit : le parti pense ça, moi je vais raconter ça, pour pas avoir des embrouilles avec les copains du parti.

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De fait, Jean-Vincent Placé était à l’époque monté en première ligne, appelant même les lycéens à descendre dans la rue pour réclamer le retour de l’adolescente qui fit trembler l’exécutif jusqu’au président de la République.

L’initiative du chef des sénateurs Verts avait d’ailleurs fait enrager au sein du gouvernement, dont les écolos étaient encore membres (avec deux ministres). Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, avait ainsi déclaré :

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Annoncer qu’il faut descendre dans la rue, quand on appartient à une majorité, il y a des choses qui étonnent et qu’on ne devrait pas entendre.

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