Syriza : la "victoire par procuration" de Duflot et Mélenchon selon Valls

Publié à 20h55, le 27 janvier 2015 , Modifié à 20h55, le 27 janvier 2015

Syriza : la "victoire par procuration" de Duflot et Mélenchon selon Valls
© montage via AFP.
Image Delphine Legouté


TROTSKISTES DES ANNÉES 70 - Manuel Valls juge durement le satisfecit d'un Jean-Luc Mélenchon ou d'une Cécile Duflot après la victoire de la gauche radicale Syriza en Grèce. Se sentant proche de cette coalition, les deux ont participé à un rassemblement commun de soutien à Syriza et se sont enthousiasmés de l'arrivée au pouvoir d'Alexis Tsipras. Le leader du Front de gauche rêve même d'une alliance semblable en France comprenant la gauche de la gauche et les écologistes.

Une "victoire par procuration", moque le Premier ministre qui a visiblement vu le visage réjoui de Jean-Luc Mélenchon sur toutes les chaînes d'info au soir de la victoire de Siriza. Selon des propos rapportés par le Canard enchaîné du 28 janvier, Manuel Valls a ainsi lancé :

Ils sont incapables de réussir en France alors ils font croire à une victoire par procuration.

Et d'enchaîner :

Ils me font penser à ces trotskistes, dans les années 70, qui extrapolaient sur la grève des mineurs en Bolivie pour annoncer la révolution prolétarienne en France.

Manuel Valls ne semble donc pas vraiment croire au "printemps européen" prédit par Jean-Luc Mélenchon, qui voudrait voir une alliance de la gauche de la gauche gagner les prochaines élections, y compris présidentielle.

Le Premier ministre ne laissera en tout cas pas un bout d'Alexis Tsipras à Jean-Luc Mélenchon, pourtant longtemps appelé le "Mélenchon français". Toujours selon le Canard enchaîné, le Premier ministre a, à la manière de Jean-Marie Le Guen, fait un rapprochement entre le leader de Siriza et François Hollande :

Le président de Syriza est proche des positions développées par François Hollande depuis 2012, plus proche en tout cas que de celles de Mélenchon.

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