Régionales : Hidalgo déplore une campagne "pas toujours très clean" entre Bartolone et Pécresse

Publié à 21h18, le 11 décembre 2015 , Modifié à 21h54, le 11 décembre 2015

Régionales : Hidalgo déplore une campagne "pas toujours très clean" entre Bartolone et Pécresse
Anne Hidalgo assistant avec une certaine retenue au combat Bartolone-Pécresse © PATRICK KOVARIK AFP

PLAY DIRTY - La campagne pour les régionales se termine officiellement ce vendredi 11 décembre à minuit. Et dans certaines régions, ça ne sera pas franchement dommage. C'est le cas de l'Île-de-France où, depuis des semaines, Claude Bartolone et Valérie Pécresse se sont livrés une bataille d'un niveau discutable, surtout marquée par les attaques ad hominem, des menaces de plaintes en justice et d'autres joyeusetés. Ce qui, de l'avis d'Anne Hidalgo, n'était pas super classe.

Invitée de BFMTV vendredi en début de soirée, la maire socialiste de Paris est interrogée sur les récents propos du candidat PS à l'encontre de son adversaire LR, qu'il a accusée de défendre "Versailles, Neuilly et la race blanche". Son premier commentaire est le suivant :

 

D'abord, vous savez, la campagne est très difficile, le score est très disputé, il y a un enjeu très très fort, il y a deux projets très différents [...] et il y a forcément des crispations, une tension qui s'exprime de cette façon-là.

La première édile de la capitale se fait ensuite plus précise :

 

Cette campagne n'a pas été, sur la fin, toujours très clean, hein...

Et elle s'y connaît en la matière, elle qui s'est confrontée de manière *un peu* virulente à Nathalie Kosciusko-Morizet lors de la campagne pour les élections municipales de mars 2014. Une inimitié qui produit encore des effets de nos jours... 

Les propos de Claude Bartolone ont été dénoncés sans modération par Valérie Pécresse, ses équipes et à peu près tout ce que la droite compte de ténors. Mais, à l'instar de Manuel Valls, Anne Hidalgo refuse de condamner la sortie du président de l'Assemblée nationale. Si elle "regrette" qu'une opposition politique génère de telles "crispations", elle les "comprend" toutefois, arguant du fait qu'une campagne, "parfois", cela peut être "très très dur". Et considère que, quand même, la droite n'a pas été super fair-play non plus :

D'abord, il y a eu aussi des propos dans le camps des Républicains qui ont été des propos quand même extrêmement durs. Moi j'ai vu les affiches, j'ai vu tout un tas de propos extrêmement insultants pour les habitants de la Seine-Saint-Denis [voir ici, ndlr]. Je regrette qu'on soit à un moment donné amené à ce type de crispation. Je le comprends parce que j'ai fait des campagnes aussi très très dures et je sais que parfois... [elle est coupée]



Je ne m'exprime pas exactement comme ça [comme Claude Bartolone, ndlr]. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'il n'y a pas d'un côté une victime et de l'autre un bourreau. Ce serait beaucoup trop simple. Y'a pas d'un côté les gentils et d'un autre côté les méchants.

"Les dérapages ont été assez nombreux aussi de l'autre côté et je le regrette aussi", avance-t-elle encore, fustigeant une "stratégie du côté de la droite de faire toute cette fin de campagne sur la crispation". De son côté, Claude Bartolone a maintenu ses propos, ce vendredi, s'estimant pour sa part victime de "racisme" lorsque ses opposants le qualifient de "parrain" ou de mafieux", considérant que ce sont ses origines siciliennes qui sont ainsi stigmatisées.

Allez, c'est bientôt fini. 



À LIRE SUR LE LAB :

Régionales : Fillon accuse Bartolone de "discrimination antifrançaise" après ses attaques contre Pécresse sur "la race blanche"

Régionales Ile-de-France : Les Républicains organisent une conférence de presse pour dénoncer les propos de Claude Bartolone sur Valérie Pécresse

Du rab sur le Lab

PlusPlus