François Fillon contre-attaque après le retour de Nicolas Sarkozy : "Je n'ai pas le culte des sauveurs mais le culte des idées"

Publié à 14h50, le 21 septembre 2014 , Modifié à 17h07, le 17 octobre 2014

François Fillon contre-attaque après le retour de Nicolas Sarkozy : "Je n'ai pas le culte des sauveurs mais le culte des idées"
François Fillon réagit au retour de Nicolas Sarkozy © Reuters

Il n'avait pas réagi à l'annonce du retour de Nicolas Sarkozy, vendredi 19 septembre, se contentant de publier un communiqué sur les frappes françaises en Irak deux heures après le post Facebook de l'ex-chef de l'État. Mais rassurez-vous : François Fillon n'est pas passé à côté de la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP. Il a simplement pris son temps pour y répondre. 

Au cours d'un "barbecue de rentrée" devant ses partisans dans le Val-d'Oise, dimanche, l'ancien Premier ministre s'est fendu d'une petite attaque envers celui qui "aime trop la France" pour rester en-dehors de la vie politique du pays :

Je n'ai pas le culte des sauveurs, mais le culte des idées. Aujourd'hui, la question n'est pas de savoir qui peut battre François Hollande. A priori, tout le monde. Non, la question est comment rassembler les Français et surtout pour quoi faire.

Une analyse qui rejoint celle de Bernard Debré. Le député UMP de Paris, qui était opposé à ce que Nicolas Sarkozy brigue à nouveau la présidence du parti, avait estimé, le 8 septembre, que "n'importe quel veau pourra battre Hollande". D'où l'absence de nécessité d'un retour de Nicolas Sarkozy, d'après lui. 

Cette petite phrase de François Fillon est aussi une réponse directe à l'attaque que lui avait réservée Nicolas Sarkozy dans le JDD ce dimanche : "Ce n'est pas de ma faute s'il n'a pas réussi à combler le vide après mon départ", raillait l'ancien président.

François Fillon, membre du triumvirat qui assure temporairement la présidence collégiale de l'UMP, assure de son côté vouloir "rester au-dessus" de la bataille interne, qui oppose l'ancien président de la République, Hervé Mariton et Bruno Le Maire. Ensuite, il agira "en homme libre", a-t-il promis. 

C'est le deuxième ancien Premier ministre et candidat à la primaire de 2016 qui tance Nicolas Sarkozy ce dimanche. Alain Juppé, lui aussi, a répondu aux attaques de l'ancien président, lors du Grand Rendez-Vous Europe 1- Le Monde - i>TELE :

En matières d'ennuis judiciaires, il vaut mieux ne pas se livrer à un match, hein...

Du rab sur le Lab

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