Sarkozy, Valls, Benoît XVI, impopularité, météo… Le top 7 des petites blagues du président Hollande à mi-mandat

Publié à 11h49, le 06 novembre 2014 , Modifié à 11h49, le 06 novembre 2014

Sarkozy, Valls, Benoît XVI, impopularité, météo… Le top 7 des petites blagues du président Hollande à mi-mandat

ONE-MAN-SHOW - Au PS, il était Monsieur Petites blagues. Depuis 2012, François Hollande n’est pas que le président des bisous, il a conservé intact à l’Elysée son sens de l’humour malgré les conseils de son entourage. Depuis le début du quinquennat, le Lab a répertorié les nombreux délits humoristiques commis par François Hollande. On vous en livre un top 7 arbitrairement choisi.

>> La plus visionnaire

On est en février 2013. François Hollande se rend au Salon de l’Agriculture tandis que Nicolas Sarkozy est encore dans sa vraie-fausse retraite de la vie politique, donnant juste des nouvelles de lui à travers sa stratégie des "cartes postales". Porte de Versailles, le chef de l’Etat est interrogé par un enfant qui lui lance "ah mais z’ai zamais vu Nicolas Sarkozy…". Et François Hollande de rétorquer du tac au tac :

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Ah ben… tu ne le verras plus !

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Un peu plus d’un an plus tard, Nicolas Sarkozy reviendra sur la scène politique comme candidat à la présidence de l’UMP. Visionnaire.

>> La plus royale

Vendredi 6 juin 2014, quelques heures à peine après les cérémonies de commémoration du Débarquement, François Hollande accueillait à l’Élysée Elizabeth II pour un dîner d’État. Le président français, en smoking et nœud papillon, livre alors un discours hommage au peuple britannique. Mais il ne peut s’empêcher de glisser un bon mot. Une référence à son extrême impopularité :

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Votre famille incarne, madame, cette sérénité inébranlable exprimée par cette formule du gouvernement britannique en 1939, reprise aujourd’hui par la jeunesse du monde : 'Keep Calm and Carry On', 'restez calme et persévérez'. Je n’ose en faire ma devise.

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Avec autodérision, François Hollande aime se moquer de sa propre impopularité. Il a ainsi récidivé en mai 2014, en Géorgie. "Je termine mon voyage. Je suis parti il y a déjà plusieurs jours. Je ne sais pas si en France on s'en est aperçu...", avait-il lâché.

>> La plus déplacée

Cette blague était passée inaperçue. François Hollande, coutumier des pointes d'humour dans ses déplacements, a encore frappé le 16 décembre 2013 en entamant son discours à l'occasion du 70e anniversaire du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Une blague qui a heurté les Algériens.

S'adressant à Manuel Valls, pensant qu'il doit s'envoler pour un déplacement en Algérie, François Hollande lance : "Monsieur le ministre de l'Intérieur, qui va nous quitter peut-être pour aller en Algérie ?". En réalité, Manuel Valls est déjà revenu de ce voyage express. Le chef de l'Etat se reprend alors et lance sur le ton de l'humour :

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Il en revient ... ! Sain et sauf, c'est déjà beaucoup !

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>> La plus météorologique

François Hollande, qui a l’habitude de blaguer sur la météo depuis ses débuts pluvieux comme président, frappe une nouvelle fois, le 3 avril 2013, lors d’une visite d’Etat au Maroc. Un brin d’humour histoire de détendre la très lourde atmosphère qui pèse depuis les aveux de Jérôme Cahuzac. Il lance alors, devant une salle amusée :

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Je viens, il pleut ! Je perpétue donc là-aussi une tradition et, tout à l'heure, un membre de la famille royale m'a dit qu'il y avait eu une formule de Lyautey [qui a dirigé le Maroc en 1912 et donné son nom au lycée où François Hollande fait son intervention, ndrl] selon laquelle gouverner, c'était pleuvoir. De ce point de vue-là, nous réussissons au-delà de toutes nos espérances.

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La météo est un gimmick de l’humour "hollandais". Il a ainsi blagué, dès juillet 2012, sur les conditions météos qui le poursuivent depuis son élection, avant de faire un trait d’humour, malvenu, sur les inondations à Lourdes, en juin 2013. 

>> La plus graveleuse

On est en avril 2014. Ce vendredi 18, François Hollande visite l’usine Michelin de Clermont-Ferrand. Avant de serrer la main de Bibendum, le président débute son propos devant les salariés de l’entreprise. Et là, le chef de l'Etat a, une nouvelle fois, prouvé son goût immodéré du bon mot, l'agrémentant toutefois d'une variante peu connue du Lab : la déclinaison tendance graveleuse.

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L'idée de ce déplacement, elle est venue d'une visite que j'avais faite (...) au salon de l'Auto. Le président Sénard (le président de Michelin, NDLR) m'avait pris ... Enfin, tout à fait correctement, avec beaucoup d'égards ... Et m'avait dit : "ce serait un jour heureux si vous vouliez venir ici".

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>> La plus tranchante

Nouvel épisode de François Hollande version monsieur petites blagues, le 30 décembre 2013. Cette fois, c'est en Arabie Saoudite que le chef de l'Etat s'est illustré avec une plaisanterie. Sabre en main, il a lancé à ses interlocuteurs face à la citadelle Masmak, à Riyad, "j'en aurai besoin".

>> La plus papale

Le 11 février 2013, François Hollande commente la démission de Benoit XVI. Pour son deuxième commentaire du jour sur le sujet, formulé à l'occasion d'une conférence de presse à l'Elysée, après un entretien avec Goodluck Ebele Jonathan, le président nigérian, le chef de l'Etat commente le processus qui conduira l'Eglise à désigner un successeur au Pape démissionnaire, François Hollande énonce ainsi :

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Nous devons laisser l'Eglise catholique déterminer comment elle entend organiser cette succession. Et nous ne présentons pas de candidat...

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Du rab sur le Lab

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