VIDÉO - Quand Marine Le Pen et son service d'ordre rembarrent un journaliste de Canal + au salon de l'Agriculture

Publié à 15h42, le 27 février 2015 , Modifié à 16h01, le 27 février 2015

VIDÉO - Quand Marine Le Pen et son service d'ordre rembarrent un journaliste de Canal + au salon de l'Agriculture
Quand Marine Le Pen et son service d'ordre rembarrent un journaliste de Canal + au salon de l'Agriculture © Captures d'écran Canal +

LA PRÉSIDENTE ELLE PARLE PAS À TOI - Le Front national contre Canal +, épisode 4.783. Si le parti frontiste entretient des relations un brin compliquées avec les médias en général, la chaîne cryptée est particulièrement gâtée, notamment Le Petit Journal. Nouvelle illustration, jeudi 26 février, au salon de l'Agriculture.

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Alors que Marine Le Pen arpentait les allées du salon comme de nombreux politiques ces derniers jours, un journaliste de Canal + a tenté de l'interroger sur les nombreux cas de candidats de son parti aux départementales qui font parler d'eux pour des déclarations polémiques. Mais le reporter a eu beau poser des questions, suivre la patronne du FN au gré des stands ou simplement tendre son micro pour capter ses paroles, rien n'y a fait. Il s'est tout simplement fait blackbouler par Marine Le Pen et son service d'ordre. 

Les images de cette mise à l'écart ont été diffusées par Canal dans l'émission La Nouvelle Édition, vendredi 27 février à la mi-journée. On voit d'abord le journaliste poser cette question : "Un mot, madame Le Pen, sur la multiplication des dérapages des candidats FN aux départementales ?" Réponse de l'intéressée dans un grand sourire :

Je ne parle pas à Canal +, monsieur. 

L'échange se  poursuit :

- Canal + : On peut vous poser des questions, quand même ? 



- Marine Le Pen : Vous pouvez les poser mais je ne vous répondrai pas.

Par la suite, le journaliste est refoulé à plusieurs reprises par le service d'ordre de la présidente du parti d'extrême droite, avec plus ou moins de vigueur, jusqu'à se voir interdire de tendre son micro. Il n'a donc pas pu poser toutes ses questions. Jugez plutôt :



Marine Le Pen ne dit en revanche pas si elle continuera ou non d'accepter les invitations d'iTÉLÉ, la chaîne appartenant au groupe Canal. Après l'éviction d'Éric Zemmour de ses ondes, iTÉLÉ avait même fait l'objet de demandes de boycott de la part de certains cadres du FN. Ce qui n'avait que  très moyennement fonctionné

En tous cas, au Lab, ce refus de répondre à un journaliste nous a beaucoup fait penser à ceci :



Du rab sur le Lab

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