Mélenchon défend ses tweets sur la blessure de Le Pen : "un bon mot" "à peine rabelaisien"

Publié à 21h15, le 21 mai 2013 , Modifié à 10h05, le 22 mai 2013

Mélenchon défend ses tweets sur la blessure de Le Pen : "un bon mot" "à peine rabelaisien"
(MaxPPP)

Il assume. Jean-Luc Mélenchon revient ce mardi 21 mai sur deux petits tweets qui ont beaucoup fait parler : sa réaction à l'annonce de la blessure de Marine Le Pen, dimanche 19 mai : " je me casse le cul pour les ouvriers pendant qu'elle se casse le cul dans sa piscine". Un simple "bon mot""à peine rabelaisien" assume et développe - longuement - l'eurodéputé. 

De retour de Cannes, le leader du Front de gauche revient ainsi en détail sur son blog sur son utilisation de Twitter. Une utilisation indirecte déléguée à un community manager qu'il préfère appeller "meneur".

"Je n’interviens pas plus d’une ou deux fois par semaine et je ne suis pas le plus mauvais pour les formules" s'autocongratule l'homme aux 150.000 abonnés qui se vante également de contacter "plus de monde avec un tweet que "Libération" ou "Le Parisien" ne vend de journaux dans une journée". 

Le tribun reconnaît ensuite avoir déjà regretté un tweet. Mais pas ceux là :

J’ai édité deux tweets. Voici leur texte. "Je lui souhaite un prompt 'restablishment' pour l’aplatir à la loyale". Puis : "en attendant… je me casse le cul pour les ouvriers pendant qu’elle se casse le cul dans la piscine".D’habituels et assez routiniers donneurs de leçon de bonnes manières ont aussitôt fait le numéro désormais traditionnel d’indignation outrée devant le vocabulaire utilisé. Aucun d’entre eux n’a le moindre crédit à mes yeux.

"Ce bon mot reçoit beaucoup de rires et de gouaille auprès de ceux qui ont de l’humour et croyez-moi ce sont les plus nombreux"poursuit-il, en s'en prenant comme d'habitude à de nombreux journalistes (particulièrement au Monde). Des critiques afin de reprocher aux médias d'alimenter selon lui une "grosse ficelle pour faire pleurer sur Marine Le Pen et [le] flétrir ".

Et Jean-Luc Mélenchon de s'expliquer à nouveau sur ces deux tweets tout en livrant au passage un jugement sur Twitter - "lieu décalé par essence" - et en appellant à garder "le sens de la mesure".

Mon tweet, c’est un bon mot et rien de plus. A peine rabelaisien. Tout a fait en langue courante. Et tous les gens ordinaires le savent bien. 2000 retweets signalent ce que tout le monde sait : la tweetosphère est un lieu décalé par essence. Le retweet est le signe de l’intérêt. Ici 140 signes font un évènement. Mais un évènement pour qui ? Gardons le sens de la mesure.

"Merci aux 2000 personnes qui ont décidé de s’inscrire parmi mes abonnés (followers) depuis ces deux tweets. Je vais devoir augmenter mon meneur (community manager)" conclut Jean-Luc Mélenchon, en souhaitant "un prompt rétablissement"à Marine Le Pen. Sans le S initial de son premier souhait de "prompt 'restablishment'".

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