Le maire de gauche Jean-Luc Le Drenn estime que les propos de Manuel Valls "ont des relents d'extrême-droite"

Publié à 07h55, le 27 septembre 2013 , Modifié à 08h00, le 27 septembre 2013

Le maire de gauche Jean-Luc Le Drenn estime que les propos de Manuel Valls "ont des relents d'extrême-droite"
(Maxppp)

Ça coince aussi à gauche. Depuis les sorties de Manuel Valls sur "l'illusoire" intégation des populations roms en France, la majorité est divisée en deux camps. Ceux qui, même s'ils ne reprennent pas mot pour mot les déclarations du ministre de l'Intérieur, sont d'accord sur le fond. Et ceux qui s'en détachent le plus possible, voire les condamnent.

Le maire divers gauche d'Indre, dans la métropole de Nantes, Jean-Luc Le Drenn, est de ceux-là. Il a estimé le 26 septembre sur la radio régionale Hit West que ces propos avaient "des relents d'extrême-droite" :

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Dire ça aujourd'hui et stigmatiser toujours cette population-là, ça a des relents d'extrême-droite (...) Ca fait peur parce qu'on déroule un tapis par rapport aux thèses que peut mener l'extrême-droite (...) il faut cesser ce discours-là

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Jean-Luc Le Drenn mène depuis deux ans, dans sa commune de 4.000 habitants, un projet d'intégration pour cinq familles roms venues de Roumanie, dans un "village de la solidarité".

"Un petit projet", reconnait-il mais qui prouve selon lui que l'expulsion n'est pas la seule option :

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Comme quoi, on peut y arriver, on ne peut pas stigmatiser cette population comme des voleurs. Il y a des problèmes d'insécurité mais, à partir du moment où on ne traite pas le problème à la base, ces problèmes-là vont continuer

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A gauche, Arnaud Montebourg a été le premier a dire que les propos de Manuel Valls méritaient d'être "corrigés" avant de baisser le ton.

Jeudi, c'est Cécile Duflot qui a bel et bien retiré sa "muselière" en déclarant lors des journées parlementaires d'EELV que Manuel Valls allait "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain".

La porte-parole du gouvernement a quant à elle soutenu la ligne de Manuel Valls en soulignant qu'il fallait allier "fermeté" et "humanité". Des termes repris par l'Elysée

Selon les informations d'Europe 1, François Hollande est totalement en accord avec la ligne de son ministre de l'Intérieur, au point de tenir le même type de propos en petit comité. Une information que n'a pas souhaité confirmer le président de la République.

Du rab sur le Lab

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