Le multiplex politique du 12 avril avec Bartolone, Le Foll, Le Maire et Hamon

Publié à 17h51, le 12 avril 2015 , Modifié à 21h25, le 12 avril 2015

Le multiplex politique du 12 avril avec Bartolone, Le Foll, Le Maire et Hamon
© images AFP

#MULTIPLEXPOLITIQUE - Au programme des interviews dominicales du 12 avril, Claude Bartolone dans C politique sur France 5, Benoît Hamon dans BFM politique, Bruno Le Maire dans Tous politiques sur France Inter et Stéphane Le Foll dans le Grand jury de RTL.

Comme chaque dimanche, le Lab se plie en quatre pour suivre ces différentes interviews et vous en propose ses morceaux choisis au fur et à mesure de la soirée.



>> Claude Bartolone dans C politique



#FN

La crise au Front national ? "Cinéma familial, cinéma électoral", pour le président PS de l'Assemblée nationale qui s'étonne que Marine Le Pen n'ait "jamais dénoncé la moindre dérive du père au cours de toute sa carrière". Il assure également qu'aucun candidat FN aux départementales dit "à problèmes" n'a été sanctionné malgré des propos parfois racistes ou homophobes. Ces candidats devaient passer en commission de discipline après les élections.

Claude Bartolone en conclut :

 

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Elle essaye de changer l’enseigne lumineuse du fonds de commerce du Front national mais sur les rayons de cette entreprise, c’est toujours le père qui fournit les produits toxiques qui sont délivrés.

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#BAYROU

Comme Manuel Valls dès fin 2014, Claude Bartolone regrette que le PS n'ait pas tendu la main à François Bayrou après son soutien à la présidentielle de 2012 :

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On aurait dû tenir compte du fait qu’il avait appelé à voter Hollande, qu’il appartenait à la majorité présidentielle et on aurait dû lui trouver une circonscription. On aurait dû trouver un moyen pour qu’il soit élu et présent à l’Assemblée nationale.

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Lors des législatives de 2012, le PS avait maintenu sa candidate dans la circonscription du leader du MoDem, l'empêchant de rester député.





>> Benoît Hamon dans BFM Politique



#DÉRÈGLEMENT

Deuxième signataire de la motion de l'aile gauche du PS - celle qui s'oppose à Jean-Christophe Cambadélis - Benoît Hamon constate un "dérèglement de la vie politique française" de nature à "désarçonner les électeurs" et en partie à l'origine des échecs de la gauche aux élections :

 

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Il y a une forme de dérèglement de la vie politique française. Dérèglement quand la gauche singe la droite, quand la droite se sent bien à l’extrême droite à travers les prises de position successives de ses dirigeants, et quand parfois l’extrême droite donne le sentiment de reprendre des positions de gauche. Cette impression-là d’une scène politique déréglée contribue beaucoup au fait que nos électeurs soient désarçonnés.

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Le député souhaite que le PS fasse preuve de "clarté" en "assumant les mots de la gauche" et estime que ce n'est pas le cas avec les choix politiques et économiques actuels de Manuel Valls :

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Il n’a pas enrayé la spirale de l’échec qui est celle des élections. Les signaux qui sont donnés sur le plan économique et aussi sur le plan des mots, les références qui sont celles de Manuel Valls, d’Emmanuel Macron ou parfois de François Rebsamen, continuent à désarçonner notre électorat.



Je ne pense pas que, hélas aujourd’hui, dans les choix politiques confirmés, cela se traduise par un renversement de la courbe électorale.

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#PRIMAIRE

Benoît Hamon soutient l'idée d'une primaire à gauche en vue de 2017, position d'ailleurs inscrite dans sa motion en vue du congrès socialiste de juin. Il ne souhaite pas "abdiquer" ce droit :

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Je pense qu’il faut une primaire, il faut se mettre dans une situation où on n’abdique pas un droit qu’on a donné aux électeurs socialistes de choisir le meilleur candidat. Alors je comprends que ce soit plus compliqué quand on a un président sortant. Mais aujourd’hui la droite va essayer de mimer ce que nous [avons fait].

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#LES ORIGINES DU MAL

A quel moment le gouvernement auquel Benoît Hamon appartenait a-t-il échoué ? Après un long silence, l'ancien ministre apporte cette réponse :

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Je pense que dès la loi bancaire, là où il aurait fallu de la force face au lobby bancaire, nous avons manqué de cette force. (...) Il est des batailles que l’on a perdues, pas à cause du contexte ou de la commission européenne, mais qu’on a perdues tout seuls.

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La loi bancaire en question a été votée en juillet 2013 et voulait être le cadre d'une nouvelle régulation de la finance, en séparant par exemple "les opérations spéculatives des banques de leurs activités utiles à l'économie" et en prévoyant de lutter contre les paradis fiscaux.





>> Bruno Le Maire dans Tous politiques

Image AFP / Radio France



#OÙ SONT LES FEMMES

C'est aux yeux de Bruno Le Maire l'une des conditions de la réussite de la primaire UMP en vue de 2017 : la présence d'au moins une femme lors de cette compétition interne. Pour l'heure, lui n'a rien annoncé car il n'y est pas "prêt". Il prend pour exemple Valérie Pécresse (qui a assuré que ce ne serait pas le cas si elle gagnait la région Ile-de-France) et Nathalie Kosciusko-Morizet (qui refuse de parler de ses ambitions présidentielles pour le moment) :

 

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Il faut qu’il y ait au moins une femme candidate à ces primaires, c’est absolument essentiel pour la réussite de ce scrutin.

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Une condition qui ne semble pas "essentielle" à tous à l'UMP, à l'image du député Thierry Mariani :





 

#RAFALE

Si la France a réussi à vendre 36 avions Rafale à l'Inde, hors de question pour Bruno Le Maire d'en féliciter en premier lieu le gouvernement. Lorsqu'on lui demande s'il s'agit là d'un succès de François Holande, il répond  :

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C’est un succès pour Dassault. Je ne sais pas, je lis la presse, je suis un peu stupéfait de voir chacun qui tire la couverture à soi. Non c’est d’abord le succès de ce grand entrepreneur industriel qui est cette entreprise Dassault.



C’est le résultat de l’histoire entre Dassault et l’Inde, c’est le résultat du partenariat stratégique conclu entre la France et l’Inde depuis Jacques Chirac !

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>> Stéphane Le Foll dans le Grand jury



#PRIMAIRE

Contrairement à Benoît Hamon, et dans une posture somme toute logique en tant que porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll refuse en bloc l'idée d'une primaire à gauche pour 2017. Il pointe notamment l'impossibilité de statut pour un président de la République candidat à une primaire interne à son parti :

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Est-ce que vous imaginez un président sortant qui serait amené à participer à une primaire? Il reste président (pendant cette campagne interne, ndlr) ?

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#POINT SOUTIEN

Le ministre de l'Agriculture et porte-parole est venu en studio avec les ministres Marisol Touraine et Laurence Rossignol :



 

 

Article en cours de construction.

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