Les parlementaire EELV anti-gouvernement proposent eux-aussi un protocole de fonctionnement du groupe

Publié à 19h15, le 15 septembre 2015 , Modifié à 20h10, le 15 septembre 2015

Les parlementaire EELV anti-gouvernement proposent eux-aussi un protocole de fonctionnement du groupe
Ceci est une image ancienne (ou presque) © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

ON FAIT COMMENT DU COUP ? - Le départ de François de Rugy d'Europe Écologie-Les Verts entraîne une complication immédiate en cette rentrée parlementaire : le groupe écologiste à l'Assemblée nationale est co-présidé par un député non-membre du parti. Alors, en compagnie de Barbara Pompili, co-présidente du groupe, il avait proposé un protocole de bon fonctionnement en partageant notamment le temps de parole lors des Questions au gouvernement. Mais cela ne suffit pas encore.

Comme le révèle JDD mardi 15 septembre, les membres du groupe les plus critiques envers l'action de l’exécutif ont décidé de proposer également une "proposition alternative" de fonctionnement. Rappelant leur "attachement au groupe parlementaire" écologiste, les huit députés signataires, plutôt opposés à la présidence de Rugy-Pompili, propose une présidence unique pour "servir uniquement les intérêts du groupe".

Le nom de Danielle Auroi, députée du Puy-de-Dôme, est évoquée par le journal pour prendre la tête du groupe. Au JDD, cette dernière explique les raisons de ce protocole :

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Un président qui dit noir, l’autre qui dit blanc, ce n’est pas possible. Il faut que cela chemine. [...] Il s’agirait de mettre en place un fonctionnement collégial, un peu au-dessus de la mêlée.

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Cependant, ce protocole n'a pas encore été discuté avec l'autre partie du groupe. Ainsi, un groupe de quatre députés va se réunir à partir de la semaine prochaine pour évoquer les décisions à prendre. Il se compose de Barbara Pompili et de François de Rugy (tous deux pro-gouvernement) d'un côté, et de Jean-Louis Roumegas et de Danielle Auroi de l'autre, pour la frange anti-gouvernement.

Protocole contre protocole, les écologistes devront trouver une solution avant la reprise de la session ordinaire à l'Assemblée le 1 octobre prochain.

[BONUS TRACK] Le cas Duflot

Elle fait partie des signataires du protocole évoque ci-dessus. Mais, selon le Canard Enchaîné du 16 septembre, les ambitions de Cécile Duflot sont toutes autres. Selon l'hebdomadaire, l'ancienne ministre du Logement chercherait en réalité à faire imploser le groupe écolo pour rejoindre le groupe Gauche-Démocrate et Républicaine, présidé par le communiste André Chassaigne.

Si certains députés ont appelé à la création d'un groupe "rouge-rose-vert", ces derniers devraient in fine rejoindre le groupe GDR croit savoir l'hebdomadaire satirique. Tout comme Cécile Duflot donc. Une possibilité qui n'enchante guère André Chassaigne. Il explique :

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Il est bien évident qu'on est prêts à discuter avec des députés qui souhaitent rejoindre notre groupe. Mais il ne s'agit pas pour nous d'aller régler le problème du groupe écolo en déstabilisant le groupe GDR.

"

Entre "l'attachement au groupe parlementaire" et la possibilité de le faire imploser, on l'avoue : on est un peu perdu.  

[EDIT 20h09] Dans deux tweets successifs, Cécile Duflot dément les informations du Canard Enchaîné et dénonce une "entreprise de déstabilisation".





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