Présidence de l'UMP : la bataille Copé-Fillon continue malgré la médiation de Juppé

Publié à 11h04, le 23 novembre 2012 , Modifié à 21h49, le 23 novembre 2012

Présidence de l'UMP : la bataille Copé-Fillon continue malgré la médiation de Juppé
Alain Juppé lors de son point presse du 23 novembre 2012 (images BFMTV)

#SANTABARBARA - Turpitudes encore et encore. Ce 23 novembre, les camps Copé et Fillon continuent de s'affronter sur la question de la présidence de l'UMP. Nouvel enjeu : le rôle de la commission indépendante organisée par Alain Juppé. Doit-elle se substituer aux instances de contrôle prévues par l'UMP ? C'est non pour Copé, oui pour Fillon.

Alain Juppé va-t-il réussir son rôle de médiateur ? Le Lab vous propose de suivre ce nouvel épisode dans un live.

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Le tweet du jour 

Un tweet a fait fureur ce vendredi. Celui de l'ambassadeur de Suède à Paris qui a partagé ses difficultés à expliquer dans son pays les turpitudes de l'UMP :

Essaie d'expliquer à mon gouvernement ce qui arrive au sein de l'UMP. Pas évident!

— Ambassade de Suède (@AmbassadeurSE) Novembre 23, 2012

[19h06] Juppé a-t-il été neutre pendant la campagne ?

Pour Jean-François Copé, les doutes sont permis :

Il n'a rien reproché à François Fillon, alors qu'il a exprimé de très nombreux désaccords à mon égard et même dit assez clairement que j'avais passé la ligne jaune.

Proche du maire de Bordeaux, Benoist Apparu a assuré, vendredi soir sur i>Télé, qu’Alain Juppé avait su resté neutre. Ce à quoi, @Salam93 a rétorqué, sur Twitter, brandissant une archive du Lab, que ça n’avait pas forcément été le cas.

 

[18h44] Ciotti confirme les recours de Fillon

Après l’annonce de l’information par France Info, Eric Ciotti, directeur de François Fillon, a publié un communiqué confirmant que l’ancien Premier ministre "a adressé par lettre recommandée, avant l’expiration du délai statutaire, un recours récapitulant toutes les erreurs et irrégularités" constatées. Des irrégularités qui portent sur 25 départements.

Voici ce qu’écrit Eric Ciotti, rappelant que la commission de recours "n’offre absolument aucune garantie ni d’impartialité ni de transparence"

Dans l’attente de la mise en place de la procédure organisée par Alain Juppé, François Fillon a adressé par lettre recommandée, avant l’expiration du délai statutaire, un recours récapitulant toutes les erreurs et irrégularités que nous avons constatées lors de l’élection au Congrès de l’UMP.

Ce recours est adressé à la commission nationale des recours conformément à la demande formulée par Alain Juppé.

Les erreurs et irrégularités que nous avons constatées concernent, d’une part, certaines conditions d’organisation de l’élection et, d’autre part, des irrégularités constatées dans 25 départements, un chiffre proche de celui officiellement retenu par la COCOE.

Il est bien évident qu’aucun résultat définitif du vote ne pourrait être proclamé avant l’examen de ce recours.

François Fillon rappelle son souhait impératif que l’examen de tout recours contre l’élection se fasse dans les conditions d’impartialité et de transparence voulues par Alain Juppé car elles sont indispensables pour rétablir la vérité du vote des militants.

A cet égard le recours que nous avons présenté indique que la composition actuelle de la commission des recours n’offre absolument aucune garantie ni d’impartialité ni de transparence.

[17h49] Interrogé sur la présidence de l'UMP depuis Bruxelles où il tient une conférence de presse relative aux conclusions du sommet européen, François Hollande botte en touche : 

Je ne ferai pas de commentaire [à ce sujet] vous connaissant trop bien.

Et répond sur le fond de la question qui lui était posée, relative à la facilité de conclure un budget européen :

C'est plus dur de faire un budget à 27 que ca ne l'était à douze ...

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[17h42] Fillon va déposer des recours
Il a contesté la légitimité de la commission des recours. Malgré cela, François Fillon va, comme Jean-François Copé, déposer des recours devant cette instance, rapporte France Info :
 
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[17h11] Copé ne se laissera "pas voler la victoire"
 
Même s’il a refusé les conditions posées par Alain Juppé, Jean-François Copé a déclaré qu’il était "d’une bonne volonté" face vis-à-vis de cette médiation mais qu’il ne se laisserait pas "voler la victoire" :

Je suis d'une bonne volonté réelle, j'ai accepté la médiation par ouverture, pour que la situation bouge. Je n'accepterai jamais qu'on truande un vote, qu'on me vole ma victoire.

Parallèlement, le président proclamé du parti a fait savoir qu’il avait eu Nicolas Sarkozy au téléphone vendredi matin.
 
 
Quant aux députés fillonistes qui menacent de créer un groupe parlementaire dissident, Jean-François Copé a lancé, levant les bras au ciel :
 

Ils partent, ils partent.

 

[14h52] Juppé ne s’exprimera plus avant dimanche

Contacté pour réagir à la dernière prise de position du président proclamé de l’UMP, Alain Juppé a annoncé, via son entourage, qu’il ne s’exprimerait plus avant dimanche et sa rencontre avec François Fillon et Jean-François Copé en fin de journée. 

Il devrait néanmoins s’exprimer dès dimanche matin à 10 heures, sur Europe 1 dont il est l’invité.

 

[13h51] Valérie Debord, pro-Copé, sur BFMTV estime que les conditions du médiateur sont tout simplement "impossibles" car contraires aux statuts :

On ne peut pas voter des statuts et les fouler au pied. Alain Juppé propose quelque chose qui est illégal.

[13h38] Jean-François Copé rejette officiellement une des conditions d'Alain Juppé.

Ce qui ne passe pas : le retrait des membres pro-Copé et pro-Fillon de la composition de la commission des recours :

C'est le seul point qu'on ne peut accepter car juridiquement ce n'est pas possible. Ce sont des statuts qu'il a faits lui.

Jean-François Copé a prévenu Alain Juppé par téléphone : "Il en a pris acte".La rencontre prévue le dimanche 2 décembre à 19h00 aura bien lieu selon lui.

[13h18] Selon son entourage, Jean-François Copé accepte une rencontre avec Alain Juppé le dimanche 2 décembre, à 19h00.

[13h10] Le président de la commission des recours veut siéger dimanche 2 décembre, comme prévu ... malgré les conditions d'Alain Juppé.

Yannick Paternotte annonce dans un communiqué qu'il refuse les modalités de cette médiation qui l'obligeraient à se dessaisir, en tant que soutien de Jean-François Copé.

[13h09] Claude Goasguen, pro-Copé : "Si on n'a pas confiance, on peut décider de changer de parti"

Devant les caméras de BFMTV, le député de Paris et pro-Copé Claude Goasguen veut qu'on "applique les statuts, point à la ligne". Il argue que les membres de la commission des recours ont été "élus par le conseil national de l'UMP". Ils n'ont donc pas à se "déporter" comme le demande Alain Juppé.

Le député conclut sur une quasi invitation à partir pour les mécontents :

Si on n’a pas confiance, on peut décider de changer de parti.

[12h55] Le camp Copé réagit négativement aux conditions d'Alain Juppé.

Voici une déclaration de Rachida Dati rapportée par le journaliste de LCP Thomas Soulié :

Selon la journaliste de BFMTV, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, en a fait de même. Elle le cite :

Oui pour la rencontre. En revanche, les conditions nouvelles non. Il y a une commission, personne ne peut modifier sa composition.

C'est donc l'idée d'exclure les membres de la commission des recours ayant pris parti durant la campagne qui est rejetée par le camp Copé.

> On ne sait pas encore si Alain Juppé retirera sa proposition de médiation face à ce refus.

[12h09] Réaction rapide de François Fillon : il est OK

L'ancien Premier ministre était jusqu'ici farouchement opposé  à l'intervention de la commission nationale des recours. Il la qualifiait d'"illégitime", l'accusant d'être à la botte de Jean-François Copé.

Les conditions de transparence d'Alain Juppé, et notamment le fait d'exclure de cette commission toutes les personnes qui ont pris parti durant la campagne, ont répondu à ses attentes.

[12h00]   Alain Juppé impose ses conditions : oui, la commission des recours va travailler comme le demande Jean-François Copé. Mais sa composition doit être "incontestable", comme le demande François Fillon.

 (Images BMFTV)

Lors d'un point presse, Alain Juppé devenu médiateur, a fait une liste de modalités censées garantir la transparence des résultats. La commission nationale des recours va travailler, mais :

Je pose mes conditions.

La commission nationale des recours, elle existe, a tout son rôle à jouer. Je demande qu’elle ne se réunisse pas avant que la médiation n’ait pu l’entendre. J’en fais la condition forte.

Elle existe mais il faut qu’elle soit incontestable.

Je propose que les membres de cette commission qui ont pris position pendant la campagne se déporte et qu’elle désigne un observateur pour suivre les débats. Je veux mettre en place tout cela avant qu’elle fasse son travail.

Une fois que la commission des recours aura travaillé de cette manière, elle transférera ses résultats à l'instance présidée par Alain Juppé. C'est cette dernière qui prendra la décision finale.

Alain Juppé précise que si ses conditions ne sont pas acceptées, il retirera sa médiation.

Dernière condition :

Je demande à François Fillon et Jean-François Copé et à leurs lieutenants de s’abstenir d’attaques personnelles en attendant le dépôt des conclusions de la médiation.

[11h38] Jean-François Copé : "Seul vaut le verdict de la commission nationale des recours, sous le regard attentif de la médiation d'Alain Juppé".

(images BFMTV)

Jean-François Copé relègue le rôle d'Alain Juppé à un second plan : il n'est là que pour surveiller le travail de la commission des recours, et non pour revoir seul les résultats comme le demande François Fillon :

Le rôle de la médiation d'Alain Juppé n’est pas de se substituer à la commission des recours  mais de veiller à sa transparence absolue.

Elle est la seule qui puisse valider les réclamations des candidats. Si on s’en affranchit, on s’affranchit de nos statuts et on se place dans l’illégalité.

[11h30] Alors qu'il avait promis de faire une déclaration à 11h00 tapante, Jean-François Copé se fait attendre dans la salle de presse du siège de l'UMP.

A propos de l'interview de François Fillon le matin-même sur RTL, il aurait confié à la journaliste de BFMTV :

François Fillon a tué la médiation d'Alain Juppé

[11h29] Pour Gérard Larcher, ancien président du Sénat et pro-Fillon, une commission indépendante est la "dernière chance" de l'UMP. Il diffuse un communiqué :

La commission présidée par Alain JUPPE est ainsi la seule à avoir ainsi la compétence, et la légitimité, pour trancher définitivement cette crise. C’est pourquoi j’appelle tous les responsables de notre famille politique à se ranger sans réserve derrière cette démarche, qui est la dernière chance pour préserver notre mouvement.

[7h50]  François Fillon insiste sur RTL : pas question d'écouter la commission nationale des recours - connue également sous l'acronyme de CONARE ou CNR - qui doit se réunir le 2 décembre sur saisine de Jean-François Copé. Il ne se pliera à la décision que d'une seule personne : Alain Juppé.

Problème : le camp Copé accorde beaucoup d'importance à la commission des recours et veut qu'Alain Juppé travaille à partir de son verdict.

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