Vincent Peillon l'assure, Jean-François Copé "fait sauter les digues entre la droite et l'extrême-droite"

Publié à 13h22, le 26 mai 2013 , Modifié à 13h23, le 26 mai 2013

Vincent Peillon l'assure, Jean-François Copé "fait sauter les digues entre la droite et l'extrême-droite"
Vincent Peillon à l'Assemblée nationale le 15 mai 2013. (Christophe Petit-Tesson/MaxPPP)

FLINGUE DESSUS - Quand Vincent Peillon décide de dénoncer l'opposition, il y va franchement. Dans l'interview qu'il a accordé au Parisien, publiée dimanche, il cible Henri Guaino, "le premier à se comporter en hors-la-loi", "dans un mélange étrange d'extrêmisme et de narcissisme".

Mais c'est surtout Jean-François Copé que le ministre de l'Education éreinte. Jean-François Copé a annoncé sa participation à la dernière manifestation d'opposition au mariage pour les couples homosexuels ce dimanche, et a surtout proposé aux manifestants de rejoindre l'UMP.

Des prises de position largement dénoncées au sein de la majorité de gauche, et jusque dans la famille politique de Jean-François Copé.

Mais le ton de Vincent Peillon est particulièrement véhément. Le ministre de l'Education assure ainsi :

Du point de vue des idées, du discours et même du comportement, Jean-François Copé fait sauter les digues entre la droite et l'extrême droite.

Embarquer un grand parti comme l'UMP à la remorque du FN et d'un mouvement de contestation, quel aveu d'échec !

Sa crédibilité et celle de l'UMP ont été profondément entamées ces dernières semaines.

Et à travers le président de l'UMP, c'est le parti tout entier que Vincent Peillon cherche à remettre en cause par une affirmation lapidaire

Pendant dix ans, ils ont été de mauvais gouvernants ; depuis un an, ils sont de piètres opposants.

La participation de certains membres de l'UMP aux manifestations d'opposition au mariage pour les couples homosexuels fait débat depuis plusieurs mois, et la parution d'une photo montrant des responsables UMP  défilant aux côtés de Gilbert Collard, député du Rassemblement bleu Marine de Marine Le Pen.
 
Dans un contexte social et politique déjà tendu, les déclarations de Vincent Peillon ne prennent pas tout à fait la route de l'"apaisement"appelé de leurs voeux par certains membres du gouvernement.

Du rab sur le Lab

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