Rayan Nezzar : l'ex-porte-parole de LREM assure avoir été lui-même "choqué" en (re)découvrant ses vieux tweets insultants

Publié à 14h43, le 12 janvier 2018 , Modifié à 15h30, le 12 janvier 2018

Rayan Nezzar : l'ex-porte-parole de LREM assure avoir été lui-même "choqué" en (re)découvrant ses vieux tweets insultants
Rayan Nezzar sur RMC, vendredi 12 janvier 2018 © Capture d'écran RMC
Image Etienne Baldit


CHOQUER ET CHOQUANT - "Pute", "fiotte", "pouffiasse", "couille molle"... Toutes ces insultes ont été proférées par Rayan Nezzar il y a cinq ou six ans sur Twitter et s'adressaient pêle-mêle à Marine Le Pen, Alain Juppé, Jean-François Copé, Bruno Le Maire ou des journalistes. Des tweets injurieux déterrés d'abord par Buzzfeed et qui ont valu à leur auteur de démissionner de son tout nouveau poste de porte-parole de LREM, auquel il avait été nommé par Christophe Castaner.

Rayan Nezzar s'est pour la première fois expliqué en longueur sur toute cette histoire, vendredi 12 janvier sur RMC. "Ces messages étaient une erreur et donc je l'ai assumée et donc j'ai démissionné", a d'abord dit le jeune homme, qui a participé à la construction du programme économique d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui enseignant à l'université Paris Dauphine, il assure avoir été "choqué" en retombant sur ces messages publiés notamment en 2012 et 2013, alors qu'il était étudiant à Sciences Po, et qu'il avait depuis "oubliés".

Voici ce qu'il a déclaré :

- Jean-Jacques Bourdin : Vous avez pas pris conscience, lorque vous avez appris que vous alliez être nommé, que ces tweets antérieurs allaient vous nuire ?

- Rayan Nezzar : Je vais vous dire, Jean-Jacques Bourdin, je les avais oubliés. Parce que la personne, le portrait que l'on peut faire en lisant ces messages, ça n'est pas la personne que je suis. [...] [En les redécouvrant], j'ai été aussi choqué que vous, en fait. Vous savez, il y a des mots qui portent une charge qui est lourde. J'avais à l'époque 20 ans [22 en réalité, ndlr], j'étais étudiant ; aujourd'hui, j'ai acquis une conscience politique. Et donc je sais la charge, je sais la blessure que peuvent porter certains mots. Et donc aujourd'hui je ne les emploierai évidemment plus.

Ces messages injurieux étaient passés au travers du processus de vérification de son activité en ligne mis en place par La République en marche. Le parti présidentiel avait scanné les 5.000 derniers tweets publiés par Rayan Nezzar, sur les plus de 50.000 qu'il avait postés en tout. LREM a aussi fait savoir qu’il avait été "demandé [à Rayan Nezzar] s’il existait des faits ou des paroles qui pouvaient lui être reprochés" et que l’intéressé avait "répondu par la négative".

Le 8 janvier, après quatre jours de polémique sur ces fameux tweets, Rayan Nezzar avait fini par démissionner de ses fonctions de porte-parole de LREM. Une démission motivée par sa volonté de "préserver [le] mouvement, mais aussi [ses] proches". Il avait auparavant publié des excuses, toujours sur Twitter, regrettant des "propos irréfléchis" et des "mots qui ont pu choquer".





Après l'appel de Buzzfeed préalable à la publication de leur article, Rayan Nezzar avait déjà supprimé quelque 5.000 de ses anciens tweets. On notera qu'un nouveau nettoyage de son compte Twitter a été effectué ces derniers jours, environ 1.200 messages supplémentaires ayant été supprimés...





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