Jean-Luc Mélenchon estime qu'un "cessez-le-feu" contre lui au Front de Gauche serait "le bienvenu"

Publié à 17h12, le 24 juin 2015 , Modifié à 18h03, le 24 juin 2015

Jean-Luc Mélenchon estime qu'un "cessez-le-feu" contre lui au Front de Gauche serait "le bienvenu"
Jean-Luc Mélenchon demandant à ses alliés de taire les critiques à son encontre © FRANCOIS GUILLOT / AFP

DRAPEAU BLANC - Qu'il est loin le temps où Jean-Luc Mélenchon était le leader incontesté du Front de gauche en représentant le mouvement à l'élection présidentielle de 2012. Depuis, des désaccords fréquents sont apparus entre le Parti de gauche et le Parti communiste, sous la forme de rivalités entre Pierre Laurent et l'eurodéputé (comme ici, ici ou ici).

Des fritures sur la ligne qui n'ont pas encore entamé la volonté de Jean-Luc Mélenchon d'éventuellement représenter de nouveau "la gauche de la gauche" à l'élection de 2017. Dans une interview au journal Le Monde (lien abonné), l'ancien ministre de Lionel Jospin répond ne pas savoir s'il sera candidat en 2017. Mais, marqué par la disparition de son "camarade" François Delapierre, il décrit la solitude politique qui l'habite actuellement avant d'adresser un message à sa famille politique. Il dit :

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Même très entouré au PG et dans le peuple, je ressens quelque chose comme la solitude des premiers de cordée. Car je dois travailler comme si j’allais devoir être candidat, et préparer tout ce dont j’aurai besoin pour mener ce combat, s’il le faut. Tous les soutiens seront les bienvenus.

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Avant d'ajouter :

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Un cessez-le-feu contre moi dans mon camp serait le bienvenu.

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Si les attaques dans son propre camp ont *légèrement* embêté Jean-Luc Mélenchon, il n'apprécie guère non plus le revirement de Cécile Duflot à son égard. Après un rapprochement entre les deux, l'ancienne ministre du Logement avait signé une tribune virulente dans Libération contre la position du leader du parti de gauche à l'égard de l'Allemagne. Jean-Luc Mélenchon lui répond ceci :

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J’en suis stupéfait ! Comment peut-elle virevolter entre deux stratégies aussi opposées en l’espace d’à peine trois semaines et avec des procédés humainement aussi déplorables ? EELV est partagé entre le retour au gouvernement et la coalition avec nous. Duflot préfère l’isolement à la clarté. 

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Une rupture qui avait bien fait marrer François de Rugy, député écolo. Quant à "l'isolement" de Cécile Duflot, il pourrait cacher en réalité une stratégie délibérée pour 2017 (lien abonné).

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