Le multiplex politique du dimanche 23 février : Anne Hidalgo, Brice Hortefeux, Arnaud Montebourg, Marine Le Pen et Pascal Canfin

Publié à 18h04, le 23 février 2014 , Modifié à 10h25, le 24 février 2014

Le multiplex politique du dimanche 23 février : Anne Hidalgo, Brice Hortefeux, Arnaud Montebourg, Marine Le Pen et Pascal Canfin
Montage le Lab (photos Reuters)

#MULTIPLEXPOLITIQUE– Au programme des interviews politiques dominicales de ce dimanche 23 février, nos morceaux choisis des interviews de la candidate socialiste à la mairie de Paris, Anne Hidalgo ; de deux ministres, Arnaud Montebourg et Pascal Canfin ; de l'ami de quarante ans de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et de la patronne du Front National, Marine Le Pen.

> "Le grand jury" sur RTL et LCI reçoit Marine Le Pen et Arnaud Montebourg

 

#NDDL

Interrogé sur le soutien de sa collègue Cécile Duflot aux manifestants contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, le ministre du Redressement productif fustige "des actes de vandalisme inacceptables" et trouve une excuse à sa collègue : 

Je ne pense pas qu'elle aurait dit la même chose si elle avait vu ce qui s'était passé.

On peut lui prêter quand même cette intelligence là, cette délicatesse là.

Le ministre ajoute : "La décision a été prise par le Premier ministre de faire cet aéroport. Est-ce que ça vaut cette querelle nationale ? Je n'en suis pas sûr".

"A part si elle vit dans une grotte, je ne vois pas comment cela a pu lui échapper", s'étonne Marine Le Pen, également invitée du Grand Jury, qui dénonce les agissements de "milices armées" et pointe la "responsabilité politique" de la ministre de l'Égalité des territoires et celle du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

#BISOUNOURS

Arnaud Montebourg revendique un rôle de médiateur entre le patronnat et les syndicats pour la mise en place du "pacte de responsabilité"."Je suis allé me faire huer à l'université du MEDEF", rappelle-t-il, en détaillant aussi son action auprès de la CGT pour obtenir un accord.

Puis, Arnaud Montebourg théorise sa vision du dialogue social :

 C'est ça un compromis national. Ce n'est pas le consensus. Ce n'est pas le chamallow bisounours. Non ! 

C'est qu'on est pas d'accord mais le pays ayant besoin qu'on se mette d'accord, donc on trouve un terrain d'accord.

#MOYEN AGE

Au détour du vif duel d'idées sur l'euro, Marine Le Pen lance à Arnaud Montebourg : "j'aurais mauvaise grâce à venir vous chercher querelle". Une formule employée pour la dernière fois par Jeanne d'Arc au XVème siècle (ou presque).

#SUISSE

Interrogé sur la votation Suisse voulant limiter l'immigration, Arnaud Montebourg répète ses vives critiques, y voyant un "suicide collectif", et établissant un parallèle avec ce qui arriverait en France si le FN obtenait un jour la majorité.

Le ministre va même plus loin en lançant : 

Ah, mais ils ont le droit de se suicider, comme l'Ordre du Temple solaire! Ils se mettaient en rond et ils disparaissaient eux-même.

#MUNICIPALES

Arnaud Montebourg cite les villes de Dreux, Orange, Marignane, Toulonet Vitrolles où le FN "a laissé des villes ruinées avec des affaires politicos-financières".

Réponse de la présidente du Front National :

Ouais, enfin des affaires politico-financières, au PS, pouet-pouet.

#GROUPIE

Sitôt sortie des studios de TV5 Monde, Yamina Benguigui, la méconnue ministre déléguée chargée de la Francophonie, vient soutenir Arnaud Montebourg en prenant place dans le public et en tweetant une photo pour le faire savoir.

#MAMIE

Citant sa grand-mère pour conclure l'émission, le ministre lance à la fille de Jean-Marie Le Pen : "Je n'oublie pas que le président d'honneur du FN  défendait il y a quelques années la gestapo et l'occupation allemande. Comme disait ma grand-mère, madame, les chiens ne font point des chats".

Jean-Marie Le Pen annonce quelques minutes plus tard sur Twitter qu'il compte porter plainte contre le ministre :

> BFMTV reçoit l'ancien ministre devenu vice-président de l'UMP, Brice Hortefeux

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#SCÉNOGRAPHIE

Reconnaissez-vous l'homme derrière Brice Hortefeux, sur la gauche de la capture d'écran ci-dessus ? Oui. C'est bien Geoffroy Didier, cofondateur de la Droite forte, qui s'affiche soigneusement dans le champ de la caméra.

#INÉDIT

L'ancien ministre de l'Intérieur fustige une majorité gouvernementale "éclatée", assure que la position de Cécile Duflot est "unique dans les annales de la République" et que jamais auparavant "un ministre [n'a pu] dire qu'il aurait été volontiers manifester contre le projet du chef du gouvernement auquel il appartient", cela "ne s'est jamais produit".

#DEHORS

A la place de Jean-Marc Ayrault, Brice Hortefeux assure même qu'il éjecterait Cécile Duflot du gouvernement. Sauf qu'il le dit plus délicatement :

Je serais Premier ministre, je m'organiserais et je déciderais de laisser du temps à la ministre qui conteste mon projet. Et donc je la libèrerais totalement de ses responsabilités au gouvernement.

"C'est révélateur d'une absence d'autorité si ça ne bouge pas", ajoute Brice Hortefeux.

 >  "Tous politiques", sur France Inter et France 24 reçoit Pascal Canfin, ministre délégué au Développement

 

 

#SUR UN FIL

Au Premier ministre qui demande à EELV de "sortir de l'ambiguïté" sur Notre-Dame-des-Landes, l'autre ministre écolo du gouvernement (avec Cécile Duflot) s'interroge - "Sortir de quelle ambiguïté ?"- et développe :

Quelle était la demande de Jean-Marc Ayrault, parfaitement légitime ? C'était de dire EELV doit bien évidemment condamner les violences qui ont malheureusement entaché ce qui est une très belle manifestation où il y avait des dizaines de milliers de personnes venues en famille.

Et il se trouve que nous avons bien évidemment, bien évidemment, condamné fermement les violences.

"Nous n'avons rien à voir avec des gens qui viennent casser un centre ville", ajoute le ministre qui se dit "parfaitement sur la même longueur d'onde que Jean-Marc Ayrault" malgré un "vrai désaccord" de fond sur cet aéroport.

#MINE

Quand on interroge Pascal Canfin sur la nouvelle compagnie nationale des Mines d'Arnaud Montebourg, le ministre soupire ostensiblement dans le micro et "la mine d'or sur laquelle nous sommes assise, c'est les déchets que nous ne recyclons pas" avant de s'adresser directement à son collègue du Redressement productif :

Si nous avons quelque chose à faire, et je le dis à Arnaud très simplement, c'est d'aller chercher cette mine là.

"Ce n'est pas la première fois que nous avons des désaccords avec Arnaud Montebourg, mais moi je ne suis pas dans la cour de récréation", ajoute Pascal Canfin.

> "C Politique", sur France 5, reçoit Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris et candidate pour succéder à Bertrand Delanoë

 

#SOUTIEN

La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem pianote sur son iPad un tweet de soutien à cette "grande et belle candidature". 

 

#BERCY

Sur la question ultra sensible des impôts locaux, la première adjointe de Bertrand Delanoë rappelle qu'elle s'est engagée à ne pas les augmenter et se fait très critique contre le ministère de l'Économie : "moi, je me méfie beaucoup de toutes ces initiatives diverses et variées de l'administration de Bercy". 

La favorite des sondages ajoute espérer une pause fiscale pour 2015 : "je me raccroche à cette parole et je pense qu'il faut faire très attention".

#IMPOPULARITÉ

Bertrand Delanoë redoute que les sondages calamiteux de François Hollande - une impopularité "nécessaire" selon Yamina Benguigui - se répercutent sur le vote des parisiens.

Anne Hidalgo reconnaît que "c'est vrai qu'il y a une impopularité qui est là" mais assure "ne pas cacher son étiquette" socialiste car "Paris, c'est Paris", et elle "sait que beaucoup de parisiens n'ont pas envie de sanctionner cette gauche qui a réussi depuis 2001".

Du rab sur le Lab

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