Le multiplex du dimanche 11 décembre avec Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Christian Estrosi, Éric Woerth, Emmanuelle Cosse et Ségolène Royal

Publié à 10h09, le 11 décembre 2016 , Modifié à 16h44, le 11 décembre 2016

Le multiplex du dimanche 11 décembre avec Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Christian Estrosi, Éric Woerth, Emmanuelle Cosse et Ségolène Royal
© Montage via AFP
Image Le Lab



#MULTIPLEXPOLITIQUE - Et voici venue l'heure du multiplex politique. Tout au long de la journée et des interviews politiques dominicales, Le Lab se plie en quatre (voire beaucoup plus) pour vous proposer ses morceaux choisis de ces rendez-vous.

Au programme de ce dimanche 11 décembre : Éric Woerth au Grand Rendez-Vous Europe 1 / Les Échos / iTÉLÉ,  Jean-Luc Mélenchon à Questions Politiques France Inter / France Info / Le Monde, Ségolène Royal à Punchline sur C8, Marine Le Pen au Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI, Emmanuelle Cosse à Dimanche en politique sur France 3 et Christian Estrosi à BFM Politique / Le Parisien.



  • Éric Woerth au Grand Rendez-Vous Europe 1 / Les Échos / iTÉLÉ


#Jésus revient

Éric Woerth a, comme d'autres, observé, le grand meeting d'Emmanuel Macron, samedi 10 décembre à Paris. Il a surtout noté cette incroyable séquence de fin où l'ancien ministre de l'Économie s'est mis à hurler dans son micro avant de saluer la foule, les bras lancés vers le ciel. Voilà qui a *surpris* Éric Woerth.




Éric Woerth dit :



Macron est assez mystique. Vous avez vu la dernière image de son meeting ? Les bras en croix, la tête tournée vers les nuages. Alors je sais bien que c'est Noël bientôt mais un sauveur nous est né. Il y a un côté biblique là-dedans qui est assez comique d'une certaine façon.

Ça c'est pour l'image. En revanche, pour le fond, Éric Woerth trouve certains propos d'Emmanuel Macron "assez terrorisants"



#Reculade

C'est l'un des cailloux dans la chaussure de François Fillon : ses propositions sur la Sécurité sociale. Pour le candidat LR à la présidentielle, l'Assurance-maladie doit se focaliser sur "les affections graves ou de longue durée". Le reste reviendrait aux mutuelles. Une position critiquée jusque dans le camp de l'ancien Premier ministre.

Interrogé sur ce sujet, Éric Woerth essaye de défendre la position de son champion. Mais sa défense est pour le moins alambiquée. "Il n'y aura aucune difficulté. La Sécurité sociale que les Français connaissent, elle continuera à exister", promet-il. Mais, en voulant éteindre la polémique, l'élu LR semble amorcer une reculade. Voici l'échange :

-          Nicolas Barré : Est-ce que l'Assurance maladie couvrira moins de choses qu'avant ?

-          Éric Woerth : Non. L'Assurance maladie se veut universelle. Elle a pour vocation de couvrir absolument tous les Français.

-          Myriam Encaoua : Donc vous reculez sur ce point…

-          Éric Woerth : Il n'y a pas de recul, il y a une explication nécessaire.

-          Myriam Encaoua : Est-ce que par exemple, quand vous allez voir votre médecin généraliste pour un petit risque, quand vous avez un rhume…

-          Éric woerth : Le patient continuera à être remboursé par la Sécurité sociale si c'est ça votre question.

-          Myriam Encaoua : À la fois le médicament et la consultation ? Les deux ?

-          Éric Woerth : La notion de petit risque et de gros risque n'est pas une notion efficace pour régler les problèmes de la Sécurité sociale.

Éric Woerth se défend de reculer sur ce point précis mais tout de même, cela y ressemble fortement. Un peu plus tard, il jure que François Fillon n'est "pas du genre à reculer". "On ne recule pas, on précise, on avance vers la présidentielle", argumente-t-il avant d'ajouter :

Le projet de François Fillon, évidemment il a besoin d'être enrichi, évidemment il a besoin d'être précisé, évidemment il a besoin d'être élargi.

Mais ce n'est pas un "recul". Non Non. 



#Affaire d'État

Le reportage de France 2 sur ces femmes interdites de se rendre dans des cafés continue de susciter des réactions. Comme d'autres, Éric Woerth se montre indigné par ces images. "Ça plante un coup de poignard dans le cœur de la République. Le cœur de la République, c'est l'égalité homme-femme", commence-t-il avant d'en appeler à Bernard Cazeneuve :

Le Premier ministre doit se saisir de cela. C'est une affaire d'État. Le Premier ministre doit se saisir de cela. Il y a des territoires… c'est comme la zone de Notre-Dame-des-Landes. Il y a des territoires qui ne sont plus des territoires de la République parce qu'on applique d'autres règles que les règles de la République.

Et Éric Woerth de considérer que l'État et les maires des communes concernées doivent porter plainte, tout comme les associations. "La ségrégation, l'apartheid pour reprendre ce mot, dans nos quartiers, elle est inacceptable", lance-t-il. Une formule qui rappelle celle de Manuel Valls qui, en janvier 2015, dénonçait un "apartheid territorial, social et ethnique".

Éric Woerth formule une dernière proposition :

Il faut une politique d'assimilation parce que la plupart de ces personnes [qui interdisent aux femmes de venir dans les cafés, NDLR] sont françaises. Si c'est des personnes non-françaises, il faut qu'ils retournent chez eux, qu'ils retournent au bled puisque c'est le bled ici. Vaut mieux qu'ils retournent au bled chez eux.

Dans le reportage de France 2, un homme explique que, dans le quartier de Seine-Saint-Denis où il se trouve, "on n'est pas à Paris, t’es dans le 93 ici, c’est des mentalités différentes, c’est comme au bled".



  • Ségolène Royal à Punchline sur C8


#Plutôt Macron que Valls

Ségolène Royal n'est pas particulièrement fan de Manuel Valls. Et elle ne s'en cache pas :

Ce n'est un secret pour personne que j'ai eu des divergences, à la fois sur la conception de la gouvernance, précisément de la démocratie participative, du dialogue, de la complexité qu'il y a à prendre des décisions et de la nécessité qu'il y a à pousser le plus loin possible l'échange d'arguments, l'écoute. Et en même temps les choix fondamentaux sur le défi environnemental, sur le défi écologique, c'est vrai qu'on n'a pas partagé toujours – heureusement, plus de choses nous ont rassemblé au sein du même gouvernement – mais avec des divergences très fortes sur la vision du futur et par rapport à la place des choix environnementaux qu'il faut imposer avec courage.

On l'aura compris, il n'est pas du tout sûr que Ségolène Royal soutienne l'ancien Premier ministre lors de la primaire. La ministre de l'Environnement tient en tout cas bien à rappeler qu'elle a eu de nombreuses "divergences" avec son ancien n+1.

Elle est en revanche beaucoup plus aimable lorsqu'il s'agit de parler d'Emmanuel Macron. Ségolène Royal va même jusqu'à le défendre alors que ce dernier a été longuement moqué  pour avoir hurlé dans son micro samedi, lors de son meeting parisien. L'ancienne candidate à la présidentielle dit :

J'ai vu que cette fin de meeting avait beaucoup tourné sur internet, avait été beaucoup moquée. Mais il faut comprendre, je pense, l'ambiance d'un meeting, la fin d'un meeting. Ça ne sert à rien de dénigrer, de moquer. Je pense qu'il fait un effort pour redéfinir l'avenir, comme il faut penser l'avenir de la France dans un monde qui bouge, dans un monde qui change, dans un monde dynamique. Il amène de l'air à la vie politique.

Et Ségolène Royal de considérer que les idées proposées par Emmanuel Macron ne sont pas "mauvaises". Pourrait-elle le soutenir ? "Rien n'est fermé", dit-elle simplement. Tiens tiens... 



#Attaque contre Valls, volume 2

Au cas où cela n'aurait pas été assez clair, Ségolène Royal profite d'un nouvel échange pour attaquer à nouveau Manuel Valls. Il ne s'agit pas, cette fois, de parler des divergences qui ont opposé par le passé le Premier ministre et sa ministre de l'Environnement mais plutôt de cibler la manière de gouverner de l'ancien occupant de Matignon. Ségolène Royal le fait en parlant de Bernard Cazeneuve :

Je pense que c'était le bon choix. Quand on m'a demandé mon avis, c'est le conseil que j'avais donné. C'est un homme de dialogue et puis avec une expérience de travail avec les parlementaires. Vous voyez, je ne suis pas sûre qu'avec Bernard Cazeneuve, on aurait eu le 49-3 sur la loi Travail. Parce qu'il faut vraiment respecter les parlementaires, les élus, être à l'écoute.

Sous-entendu : tout ce que Manuel Valls n'a pas fait quand il était chef du gouvernement. 



  • Marine Le Pen au Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI


#Gros gros Recadrage bis

L'ambiance est pour le moins tendue en ce moment au Front national. L'interview de Marion Maréchal-Le Pen dans le journal d'extrême droite Présent et ses propositions sur le remboursement de l'avortement ont cristallisé les tensions au sein du parti. Marine Le Pen avait déjà recadré la députée du Vaucluse mais pas suffisamment apparemment puisque cette dernière en remet une couche ce dimanche dans le JDD, s'en prenant ouvertement à Florian Philippot qui, dans la semaine, a désigné Marion Maréchal-Le Pen comme "cette personne" "seule et isolée sur cette question" au sein du FN. Bonne ambiance donc... 

Alors Marine Le Pen doit donc, à nouveau, recadrer. Et pas seulement sa nièce. Elle dit :

Il y a des millions de patriotes français qui attendent de nous et qui ne nous pardonneront pas de tomber dans ce genre de chicayas, eu égard à la gravité qui est celle qui frappe aujourd'hui le pays et aux difficultés qui sont les leurs. […] Je crois que nous devons nous attacher à apporter des réponses aux Français sur l'essentiel. Et encore une fois, non seulement les électeurs du Front national mais plus généralement les électeurs patriotes seront sévères si on tombe dans des bisbilles sur des sujets qui leur apparaissent lunaires.

Un rappel à l'ordre qui vise tout aussi bien Marion Maréchal-Le Pen que Florian Philippot. "Je le dis à tout le monde", assure-t-elle.



#Trump connection

Lorsqu'une personnalité participe à une grande émission politique, elle vient généralement accompagnée de plusieurs soutiens. Ce dimanche, on a ainsi pu voir dans le public du Grand Jury Jean-Lin Lacapelle, secrétaire national aux fédérations FN ou Gaëtan Dussausaye, président du FNJ. Et puis il y avait une autre personne, comme l'a repéré une journaliste de BFMTV :



Il s'agit donc de Denis Franceskin, représentant du FN pour l'Amérique du Nord. La preuve en image :





Comme l'avait révélé L'Express, Denis Franceskin faisait partie des rares happy fews qui était invité à la Trump Tower, mardi 8 novembre, le soir de l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis d'Amérique. Il entretient également des relations avec des conseillers du président-élu. "Nous n'avons pas eu accès à Donald Trump directement", avait toutefois admis Denis Franceskin auprès de l'hebdomadaire.  



#Bravo Nico

Après avoir passé son temps à le critiquer, à l'attaquer, à le vilipender, Marine Le Pen peut se permettre de saluer Nicolas Sarkozy, ou du moins l'une des mesures prises par l'ancien président de la République. Cela lui sert à attaquer deux de ses adversaires à la présidentielle : François Fillon et Emmanuel Macron.

Voici l'échange :

-          Marine Le Pen : Que ce soit monsieur ou monsieur Macron, tous les deux en réalité veulent la suppression des heures supplémentaires majorées. Si on supprime le temps de travail, on supprime l'existence des heures supplémentaires car la durée légale du travail n'est un débat que parce qu'elle déclenche les heures supplémentaires.

-          Alexis Brézet : Donc vous, vous dîtes : il faut rétablir les heures sup' défiscalisées, la mesure de Sarkozy...

-          Marine Le Pen : Oui. Oui. Je pense que c'est une des seules bonnes mesures qui a été prises par en l'occurrence par Nicolas Sarkozy.

Voilà : c'est suffisamment rare pour être noté mais Marine Le Pen vient de faire un compliment à Nicolas SarkozyLe fait qu'il soit désormais out y est sans doute pour beaucoup.



  • Jean-Luc Mélenchon à Questions Politiques France Inter / Le Monde


#"Belle Alliance Populaire" = la poisse

C’est un rassemblement de petites formations proches du Parti socialiste, regroupées autour du PS, qui ne fait pas l’unanimité, en particulier chez les frondeurs. Son nom ? La Belle Alliance Populaire (BAP). Cette dénomination rappelle des mauvais souvenirs à la France, comme l’a rappelé ce dimanche 11 décembre le candidat de la "France insoumise" Jean-Luc Mélenchon :



Déjà, ça porte la poisse de s’appeler 'Belle Alliance', c’est l’endroit où était Napoléon à Waterloo.

Ce rappel historique a fait rire les journalistes de l’émission Questions politiques. L’Empereur Napoléon 1er, lui, avait moins rigolé après cette défaite militaire, survenue le 18 juin 1815, à proximité de Waterloo, en Belgique. Une défaite qui l’avait conduit à abdiquer en France quatre jours plus tard. Quant à la "Belle-Alliance", c’est le nom de l’auberge où s'est déroulée la rencontre entre les deux généraux en chef victorieux des Coalisés britanniques, allemands, néerlandais et prusses : le duc de Wellington et le maréchal Blücher. Comme un mauvais présage pour la Belle Alliance Populaire voulue par le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis...



# Ils devraient plutôt me soutenir

Jean-Christophe Cambadélis a fait le ménage. Le Premier secrétaire du PS n’a pas voulu des candidatures de petits candidats, comme Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Bastien Faudot (MRC) et Sébastien Nadot (MDP), à la primaire de la Belle Alliance Populaire. En revanche, il a appelé jeudi 8 décembre à ce que "monsieur Macron et monsieur Mélenchon puissent participer".

Hors de question, pour Jean-Luc Mélenchon, de venir. Le candidat de la France Insoumise a même appelé le PS et ses rares alliés à le soutenir, puisqu’il est actuellement le mieux placé pour rassembler la gauche, a-t-il jugé :

 

C’est moi qui suis en tête aujourd’hui. Par conséquent, la seule chose qui devrait leur venir à l‘esprit conformément à ce qu’ils faisaient autrefois c’est d’en convenir. Quand vous avez un sondage qui le met à 6 face à la droite et moi à 12 ou 13, ils devraient se dire peut-être que cette fois-ci il faut aider Mélenchon ou ce que je représente. Je me cite moi-même, excusez-moi de le faire, mais on dirait La France Insoumise c’est ce programme qui a apparemment la plus grande capacité à rassembler pour l’instant.

Jean-Luc Mélenchon fait sans doute référence à un sondage sur les intentions de vote au premier tour de la présidentielle de Kantar-Sofres One Point pour LCI, Le Figaro et RTL dévoilé fin novembre, avant le retrait de François Hollande donc. L’une des nombreuses hypothèses testées est celle d’une candidature d’Arnaud Montebourg pour le PS. Le responsable socialiste récoltait 6 %, derrière Jean-Luc Mélenchon (12%) mais aussi derrière Emmanuel Macron (16%). Sauf que Manuel Valls, lui, était donné à 9,5 % et 11 % selon deux autres hypothèses.

Quant à la proposition de Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Luc Mélechon a regretté que "ces gens ne cessent de changer d’avis". Il a ajouté : "Ils organisent une primaire, ils me demandent, quasiment me supplient de venir à cette primaire mais le lendemain monsieur Cambadélis en expulse trois autres qui veulent y participer. Il expulse les gens qui veulent y participer et il veut à tout prix que viennent des gens qui ne veulent pas participer"



  • Emmanuelle Cosse à Dimanche en politique sur France 3 

# Arrêtez d'être candidat

Une nouvelle candidature à la primaire de la Belle Alliance Populaire sera enregistrée ce dimanche 11 décembre, sauf coup de théâtre : celle de Vincent Peillon. La ministre du Logement Emmanuelle Cosse ne voit pas d’un bon œil ces nombreuses candidatures, exclusivement masculines. Voilà ce qu’elle a déclaré à Dimanche en politique sur France 3 :  



Je suis un peu surprise par la multiplication soudaine des candidatures. J’ai dit il y a quelques jours que je trouvais que c’était le bal des egos masculins mais je le pense vraiment. Je crois beaucoup à la primaire… (…) Il y a un moment où on est à 5-6 candidats du PS et je pense que le concours de ‘et moi et moi et moi’ à un moment ça va. La primaire est faite pour débattre, construire un projet qui rassemble et demain combattre la droite et l’extrême droite. Je trouve que cette multiplication de candidatures me semble un peu superflue dans la gravité du moment.

La responsable écologiste soutient pour sa part la candidature du député François Rugy, représentant le Parti écologiste. 

# Paris, cette ville très très polluée

Pendant plus d’une semaine, la France a connu un pic de pollution aux particules fines et au dioxyde d’azote historique, notamment à Paris et en région parisienne. Dans la capitale, ainsi qu’à Lyon, la circulation alternée a même été mise en place. Sur France 3, l’écologiste Emmanuelle Cosse a rappelé que les Parisiens n’étaient vraiment pas bien lotis concernant la qualité de l’air :





Aujourd’hui il y a plusieurs urgences : réduire les pics de pollution quand ils ont lieu mais surtout réduire l’exposition à la pollution. Quand vous vivez à Paris, vous connaissez trois jours d’un air pur par an, ça vous donne à peu près la qualité de l’air que vous respirez. Donc pour ça il faut supprimer du circuit automobile les véhicules les plus polluants, dont les véhicules diesel. Pas du jour au lendemain, depuis plusieurs années je défends la sortie du diesel en 10 ans, pour 2025. Il faut qu’on arrête de produire des véhicules diesel car ce n’est pas vrai, il n’y a pas de diesel propre, il faut arrêter avec cela.

La sortie du diesel est un créneau martelé depuis plusieurs années par les écologistes, dont l'ancienne patronne d'EELV.  





  • Christian Estrosi à BFM Politique / Le Parisien


#Pas de ça chez moi

Comme Éric Woerth (voir plus haut), Christian Estrosi est interrogé sur ces cafés qui, comme l'a montré un reportage de France 2, excluent l'accès aux femmes. Et comme son collègue de LR, le président de la région PACA est choqué. "C'est insupportable", dénonce l'ancien maire de Nice qui reconnait que ce genre de pratiques existe aussi dans sa région "mais pas dans sa ville". Il dit :



Ça ne se passe pas dans ma ville. Je le dis parce que si ça se passe et si c'est signalé, il y a une réaction immédiate et on règle le problème. Nous avons des droits de police. Un maire a la capacité de prendre des arrêtés de police qui lui permettent d'imposer un certain nombre de règles.

Et Christian Estrosi de prendre pour exemple… son arrêté concernant les "mariages bruyants". En 2012, celui qui était encore maire de Nice avait fait voter un arrêté contre les cris, sifflets, déploiements de "drapeaux notamment étrangers", etc. durant les cérémonies. Une "charte des mariages" devait en sus être remise aux futurs époux. C'est bien la preuve que les pouvoirs politiques peuvent prendre des mesures concernant les cafés qui refusent d'accueillir des femmes. 



#J'aime bien Macron

Christian Estrosi pourrait-il soutenir Emmanuel Macron ? La question se pose tant les propositions de l'ancien ministre de l'Économie ne sont pas à l'opposé de celle portées par une partie de la droite.

Interrogé ainsi, le président de la région PACA dit que non, il ne rejoindra pas le fondateur de En marche ! Mais pas parce qu'il serait trop à gauche ou au centre. Non non. Si Christian Estrosi ne soutiendra pas Emmanuel Macron, c'est parce qu'il est ne veut pas trahir sa famille politique et donc François Fillon, vainqueur de la primaire de la droite.

Cela n'empêche pas Christian Estrosi d'adresser un sympathique message à Emmanuel Macron. Et comme souvent avec lui, cela concerne Nice :

Je veux dire d'Emmanuel Macron que c'est sans doute, au lendemain du 14 juillet [jour de l'attentat de Nice, NDLR], le membre du gouvernement qui s'est le mieux comporté à l'égard de ma cité, lorsqu'il est venu vers nous et qu'il nous a apporté un soutien notamment pour nous redresser au plan économique.

Mais cela n'empêche pas Christian Estrosi de rappeler qu'Emmanuel Macron a été au cœur du pouvoir pendant près de quatre ans. 

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