La liste des candidats à la primaire de la droite

Publié à 12h58, le 15 septembre 2015 , Modifié à 15h07, le 23 août 2016

La liste des candidats à la primaire de la droite
Image Sébastien Tronche


Le scrutin approche (20 et 27 novembre) et il faut se hâter pour remplir les conditions de candidature. "C’est difficile d’être candidat car il faut des parrainages", explique le député Les Républicains proche de Bruno Le Maire et grand ordonnateur de la primaire, Thierry Solère. Qui prévient :

Ce n'est pas parce qu’on dit qu’on est candidat qu’on arrivera à l’être. On le sera vraiment si, le 13 septembre 2016, on arrive à avoir les parrainages requis.

Qui sont donc les candidats déjà en lice pour la primaire qui doit désigner le candidat LR (et de l’UDI ?) pour la prochaine échéance présidentielle ? Le Lab fait le point sur les candidats déclarés et les candidats potentiels.

Cet article sera actualisé à chaque nouvelle déclaration de candidature ou renoncement.

  • Les candidats déclarés

#Alain Juppé

Il est, tant que Nicolas Sarkozy n’est pas officiellement entré dans la danse, le favori des sondages. Longtemps candidat supposé, Alain Juppé a déclaré son intention de briguer l’investiture pour 2017, à la fin de l’été 2014. Le 20 août, le maire LR de Bordeaux officialise son ambition, quelques jours avant le retour de Nicolas Sarkozy en politique.

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#François Fillon

Petit couac de communication ? C’est lors d’un déplacement au Japon, un jour férié en France – le 8 mai 2013 en l’occurrence – que François Fillon a exprimé publiquement, mais en off, sa volonté de candidater à la présidentielle. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy déclare ce jour-là qu’il sera "quoiqu’il arrive", candidat en 2017. En fait, à la primaire de 2016, précisent aussitôt ses soutiens.

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#Nadine Morano

C’est un peu la surprise de l'été 2015 : les ambitions élyséennes de Nadine Morano. Après avoir laissé fortement entendre qu’elle pourrait se glisser parmi les candidats à la primaire, l’eurodéputée le confirme, le 4 septembre.

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#Jean-Frédéric Poisson

Il n’est pas chez Les Républicains, il est "team Boutin", mais a été élu député en étant investi par ce qui était alors l’UMP. Jean-Frédéric Poisson est à la tête d’un parti ami de LR, le Parti chrétien démocrate. Après avoir déjà annoncé en catimini sa possible candidature en 2014, le parlementaire a lancé officiellement sa campagne le 14 septembre 2015.

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#Hervé Mariton

Comme il est d’usage, Hervé Mariton avait assuré qu’il n’excluait pas d’être candidat à la primaire, après avoir affronté Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire pour la présidence de Les Républicains. Le député LR de la Drôme se disait "totalement libre" de concourir, le moment venu, à l’élection du candidat de la droite et du centre pour 2017. C'est désormais officiel. Le 20 septembre 2015, Hervé Mariton a officialisé sa candidature.

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#Frédéric Lefebvre

Surprise, le député des Français de l'étranger est lui aussi candidat. Il l'annonce dans un courier envoyé aux maires, jeudi 21 janvier. Ancien sniper sarkozyste reconverti en élu d'opposition "responsable" et "constructif", Frédéric Lefebvre dit notamment vouloir en finir avec le "théâtre d'ombres qu'est devenue la politique nationale, où le combat a remplacé le débat, où le cynisme prime sur l'authenticité et où l'intérêt partisan l'emporte toujours sur l'intérêt général".

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#Jean-François Copé

Il a enfin terminé sa traversée du désert. Malgré l’affaire Bygmalion et l’affrontement fratricide qu’il a livré à François Fillon pour la présidence de l’UMP, Jean-François Copé croit encore en son destin. Il attend juste que la tempête s’éloigne. C'est chose faite depuis qu'il est débarrassé de l'affaire Bygmalion. Après la sortie de son livre, Le Sursaut français, le député-maire LR de Meaux a ainsi décidé d'officialiser, au 20 heures de France 2, sa candidature pour "une France décomplexée".

#Bruno Le Maire

"Bruno le renouveau" est devenu "La primaire, c'est Le Maire". Après de long mois d'un vrai-faux suspense, le député LR de l'Eure a fini par enfin officialisé sa candidature, le 23 février à Vesoul. Après avoir testé son slogan et ses idées lors de l’élection pour la présidence de Les Républicains face à Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire poursuit son travail de fond, multiplie les déplacements et les initiatives. 

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#Nathalie Kosciusko-Morizet

Désormais ex-numéro 2 de Les Républicains, NKM était déjà candidate sans l’être. Après avoir multiplié les annonces laissant présager une candidature imminente, elle a fini par mettre fin au suspense, le 8 mars, journée des droits des femmes, au JT de 20 heures de TF1. La députée LR de l'Essonne est donc candidate pour "changer la politique". 

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#Geoffroy Didier

C'est LE candidat surprise de cette primaire. Le vice-président LR de la région Ile-de-France veut incarner la "relève" politique. "Tous les autres candidats ont un point commun : ils sont tous sortants. Ils ont tous déjà gouverné et la France ne va pas bien pour autant", attaque-t-il. A bientôt 40 ans, Geoffroy Didier se lance dans son premier gros combat politique. 

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#Jacques Myard

Encore un candidat surprise à la primaire. S'il laissait planer le doute auprès de ses proches depuis fin mars, le truculent député LR des Yvelines a décidé de se lancer dans la course et l'a annoncé le 5 avril sur LCI.

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#Henri Guaino

L'ancienne plume de Nicolas Sarkozy avait maintes fois menacé de se lancer s'il estimait que la ligne "gaulliste" n'était pas représentée par les différents déclarés. Lui-même très critique du principe de primaire en soi (toujours au nom du "gaullisme"), le député LR des Yvelines a finalement annoncé sa candidature lundi 13 juin. "Cette primaire ne peut pas être le moyen de départager trois ou quatre notables de la politique", a-t-il fait valoir.

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# Nicolas Sarkozy

Il aura presque attendu le plus longtemps possible. C'est le 22 août, soit trois jours avant la date limite, qu'il a enfin lâché sa casquette de président de LR pour ne garder que celle de candidat à la primaire. Nicolas Sarkozy dit finalement les mots magiques dans un nouveau livre surprise et soigneusement tenu secret, Tout pour la France, sept petits mois après la parution de La France pour la vie. Ultra-confiant, il est persuadé de l'emporter et "d'écrabouiller" ses concurrents. Après son entrée en lice, la campagne est définitivement lancée.

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  • La candidate probable

#Michèle Alliot-Marie

Elle aussi s'y prépare. Minutieusement. Après avoir concourru pour la présidence du Conseil national de Les Républicains, battue par Luc Chatel, l'ancienne multi-ministre aimerait bien se lancer dans la primaire. Une candidature qu'elle pourrait dévoiler en avril

  • Le candidat (très) potentiel

#Hassen Hammou

Ancien candidat divers gauche à Marseille, anciennement proche du Nouveau centre, intervieweur de François Hollande lors de l'émission de TF1 "En direct avec les Français", Hassen Hammou est désormais adhérent de l'UMP, devenue Les Républicains. Avec comme ambition de participer à la primaire de la droite et du centre, comme il l'a annoncé dès janvier 2015. "Ce n'est pas un coup politique. Je m'inscris sur le long terme", a-t-il assuré à L'Express.

  • Les candidats retirés

#Xavier Bertrand

Il est peut-être celui qui est parti le plus tôt. Dès septembre 2012, alors que toute l’UMP avait les yeux rivés sur l’élection à venir pour sa présidence (qui débouchera sur le duel fratricide Fillon/Copé), Xavier Bertrand prend tout le monde de court. Celui qui a remporté les régionales dans le Nord face à Marine Le Pen est aussi, désormais, le premier candidat à se retirer de la course à la primaire.

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#Christian Estrosi

Désormais à la présidence de la région PACA, Christian Estrosi est déjà sur tous les fronts. Mais plus sur celui de la primaire. Sa candidature était, disait-il, très très conditionnée, et notamment à la candidature de Nicolas Sarkozy. Un Nicolas Sarkozy dont il s'éloigne parfois avec fracas

#Thierry Mariani

Enervé par les visées centristes de certains candidats à la primaire, Thierry Mariani se réservait la possibilité de se lancer lui aussi si ses idées ne sont pas représentées. Le droitier député des Français de l’étranger est comme Hervé Mariton, il "n’exclut rien". Pourtant, il a fini par renoncer et a décidé de soutenir François Fillon.

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