Les Auvergnats d'Hortefeux, Ayrault décrié ... les sujets les plus lus de la semaine

Publié à 18h22, le 26 août 2012 , Modifié à 18h34, le 26 août 2012

Les Auvergnats d'Hortefeux, Ayrault décrié ... les sujets les plus lus de la semaine
Jean-Francois Copé, Brice Hortefeux et Amine Benalia Brouch, un jeune militant UMP, aux journées d'été de l'UMP, à Seignosse, dans les Landes (photo MaxPPP)

Brice Hortefeux qui confesse, trois ans plus tard, que sa blague sur les "Auvergnats" ne concernait pas du tout les Auvergnats, Cécile Duflot qui interpelle Jean-Luc Mélenchon par un "Viens mon lapin", Daniel Cohn-Bendit qui traite François de Rugy de "petit con"... Retrouvez les sujets les plus lus sur Le Lab cette semaine.

  1. Lundi 20 août : petit précis vestimentaire pour sortie politique informelle

    Sur lelab.europe1.fr

    Deux écoles du look s’affrontaient dimanche 19 août 2012. La première, le camp des fillonistes, parti gravir le mont Mézenc (1.700 m d'altitude) en Haute-Loire et de l'autre, en Saône-et-Loire, dans le fief d'Arnaud Montebourg, pour la traditionnelle Fête de la rose de Frangy-en-Bresse

    A l’UMP, derrière l’apparente décontraction, se dissimulait un minimum de sérieux. 

    Pas question de partir en randonnée en chaussures de ville ou en escarpins : les baskets étaient de rigueur, sans pour autant sortir les épaisses chaussures de rando.

    Canicule oblige, Valérie PécresseEric Ciotti et Laurent Wauquiez étaient raccords sur la chemise blanche, plébiscitée y compris par les sympathisants. 

    Avec deux options pour ces messieurs : intérieur ou extérieur. Le directeur de la campagne de François Fillon semble s'être inspiré d'Arnaud Montebourg, portant la chemise à l'extérieur. Des manches courtes et jean assumé pour un effet décontract'. 

    Laurent Wauquiez, lui n'a pas tenu à sacrifier son élégance sur l'autel de la performance sportive : pantalon sombre et surtout, chemise portée à l'intérieur. Notez le contraste qui se dégage avec les baskets un peu poussiéreuse. 

    (Photo Maxppp)

    Accessoire indispensable pour se protéger du soleil : le chapeau, plébiscité par Valérie Pécresse.

    (Photo Maxppp) 

    A quelques centaines de kilomètres de là, en Saône-et-Loire, la réunion était moins sportive et la simplicité primait : robe à motifs pour Marisol Touraine, et combo jean/chemise blanche, portée à l'extérieur, pour Arnaud Montebourg. Aux pieds, tennis et chaussures ouvertes. 

    (Capture d'écran du jsl.com)

    Une combinaison qu'Arnaud Montebourg semble avoir adaptée à la chaleur, au cours de la journée.

    Dans l'article des Echos et de Liberation.fr, le ministre du Redressement productif porte un polo sombre à manches longues, ce qui n'est pas le cas sur les autres photos (iciet )

    Au Lab, on vous propose l'explication suivante, en se basant sur une remarque de l'article de Libération qui explique "qu'[Arnaud Montebourg] s'est évertué à défendre l'action du gouvernement,balayant d'un revers de manche de polo imprimé de sueur les critiques sur les cent premiers jours du quinquennat"... Traduction : il s'est changé.

    (Capture d'écran Liberation.fr)

  2. Mardi 21 août : les emplois d'avenir selon Michel Sapin

    Sur lelab.europe1.fr

    Michel Sapin a-t-il inventé le CDI à durée ... déterminée, comme le laisse penser cette petite séquence, extraite par FTVi de l'interview du ministre du Travail, ce mardi 21 août, sur Europe 1 ?

    Les choses sont en fait un peu moins contradictoires que peuvent le laisser comprendre les propos de Michel Sapin - d'ailleurs déjà tenus sur l'antenne de BFM-TV, le 30 juillet.

    Contacté par Le Lab, le ministère du Travail, qui planche actuellement sur la rédaction de ce projet de loi, précise la formeque revêtiront ces contrats : 

    "Il y a deux choses à ne pas confondre : la durée du contrat de travail, d'une part, et la durée de versement de l'aide.

    L'aide sera versée à durée déterminée, pendant une période de un à trois ans.

    La forme du contrat - CDD ou CDI - sera, elle, laissée à la discrétion de l'employeur, même si le ministère du Travail fera tout pour inciter à la conclusion de CDI."

    Interrogé sur cette sortie plutôt confuse, le ministère du Travail se contente d'évoquer un "raccourci malheureux", et confirme que le projet de loi sera présenté dès le 29 août en conseil des ministres.

    Promesse phare de campagne de François Hollande, les emplois d'avenir doivent être subventionnés à 75%, et destinés à de jeunes chômeurs de longue durée.

  3. Mercredi 22 août : Cohn-Bendit traite De Rugy de "petit con"

    Sur lelab.europe1.fr

    2E ROUND– Le député européen Verts Daniel Cohn-Bendit distribue les coups à ses collègues écologistes. 

    Farouche défenseur de la signature du traité européen, là où nombre de ses collègues y sont opposés (dont le président du groupe écolo au Sénat Jean-Vincent Placé), il a gratifié mardi 21 août, François de Rugy, co-président du groupe EELV à l'Assemblée nationale, opposé à la signature du traité, d’un "petit con". 

    C'est le co-président de groupe qui le raconte dans un article du jdd.fr, publié le 22 août. 

    L'article détaille la scène :

    Mardi 21 août, veille de l’ouverture des journées d’été d'EELV, les deux hommes se rencontrent dans Poitiers.

    Rapidement, la discussion arrive sur le traité européen, sujet sur lequel les deux hommes sont en désaccord.

    D’après lejdd.fr, François de Rugy prie Daniel Cohn-Bendit de lui donner "quelques arguments pour le oui"

    Après "quelques arguments et quelques énervements" explique François de Rugy, je lui ai dit : ‘Dany, j’en ai marre. Dès qu’il y a le tampon Europe, il faut voter pour’."

    C'est à cet instant précis qu'intervient le "petit con"...

    La scène est également racontée sur Lenouvelobs.com et surLeMonde.fr.

    Daniel Cohn-Bendit voit dans la signature du traité "la preuve à Hollande de la fiabilité de ses partenaires écologistes et une voix au chapitre pour la suite", explique un article du Nouvel Observateur.

    Mercredi 22 août, premier jour des journées d'été d'EELV, à Poitiers, il s'en est pris à Eva Joly. L'ancienne candidate présidente à l'élection présidentielle s'est prononcée pour un référendum sur le traité européen dans les colonnes de Libération.

    Il lui a alors adressé une pique cinglante : "Eva Joly n’a qu’à faire, sur l’euro, un référendum en Norvège".

  4. Jeudi 23 août : Duflot, Mélenchon et le lapin

    Sur lelab.europe1.fr

    BESTIAIRE - Jean-Luc Mélenchon ? Il a "raison sur un certain nombre de choses", juge la ministre EELV du Logement Cécile Duflot, depuis Poitiers, ce jeudi 23 août, où elle participe aux journées d'été de son parti. 

    Néanmoins, la responsable politique suggère au patron du Front de Gauche, qui multiplie les attaques contre François Hollande et legouvernementAyrault, de passer de l'autre côté de la barrière du pouvoir, en termes définitivement imagés, rapporte l'AFP, citée par LeMonde.fr : 

    J'ai envie de dire "Viens mon lapin et assieds-toi de l'autre côté de la table de gouvernement" ...

     

    Tout en le mettant au défi de faire mieux, Cécile Duflot reconnaît donc de la pertinence "sur un certain nombre de choses" au leader du Front de Gauche.

    Alors que Jean-Marc Ayrault attaquait, mercredi 22 août, Jean-Luc Mélenchon en mode "Quand on revient de cinq semaines de vacances au Vénézuela avec M. Chavez, on se tait ...", Benoît Hamon, ce jeudi 23 août, lançait "On a besoin de toi, Jean-Luc".

  5. Vendredi 24 août : Hortefeux et les Auvergnats

    Sur lelab.europe1.fr

    Par inattention, par faiblesse, [j’ai] fait une erreur […].

    Je me suis laissé aller et j’en ai eu honte.

    Et voilà. Près de trois ans après sa sortie franchouillarde, lors de l’université d’été de l’UMP 2009 qui lui a valu un procès pour "injures raciales", l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeuxraconte, sollicité par Le Monde (article payant, page 15) une vérité qu’il lui aurait été difficile d’admettre à l’époque. 

    Oui, cette sortie était bel et bien une boulette, une déclaration de troisième mi-temps. Bref, un couac.

    Oui, encore, l’histoire "d’Auvergnats", énoncée par le ministre pour tenter d'étouffer la polémique énorme déclenchée par ces propos, a été 100% inventée pour sa défense.

    D’abord, pour vous rafraîchir la mémoire, voici la scène en question qui, captée par une caméra de Public Sénat, avait été diffusée par LeMonde.fr.

    On y entend distinctement le ministre de l’Intérieur blaguer un militant d’origine maghrébine qui "parce qu’il mange du cochon et boit de la bière" ne "correspond pas au prototype". 

    Ajoutant :

    Quand il y en a un ça va.

    C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.

    Souvenez-vous : face au tollé suscité, à l’époque, la ligne de défense du ministre de l’Intérieur est toute tracée.

    Il assure ainsi qu'il ne parlait en aucune manière des Arabes, mais ... des Auvergnats.

    Et d'expliquer ainsi, sur RTL :

    J’ai simplement dit, en parlant des Auvergnats : "quand il y en a un, il n’y a pas de problème, quand il y en a beaucoup, ça peut poser des problèmes", parce que je venais de les quitter à l’instant.

    Trois ans plus tard, Brice Hortefeux "admet bien volontiers [que]cette histoire d’Auvergnats était bel et bien loufoque", raconteLe Monde, qui cite ce fidèle de Nicolas Sarkozy : 

    Le jeune homme et des amis avaient trouvé ça pour me soutenir. 

    Sur le moment, je ne les ai pas contredits. 

    […] 

    L’atmosphère était à la blague potache, je me suis laissé aller et j’en ai eu honte.

    A l'époque, pourtant, le jeune militant en question, Amine Benalia-Brouch, avait plutôt assuré, d'après les archives d'europe1.fr, que "le ministre de l'Intérieur évoquait... les multiples photos sur lesquelles on lui demandait de poser".

    Assurant que cet épisode est "[s]on pire souvenir politique", Brice Hortefeux en tire des conclusions sur les relations entre politiques et médias : 

    Dans notre société telle qu’elle fonctionne médiatiquement,où tout n’est qu’images volées, un ministre ne doit parler que dans le cadre prévu à cet effet.

    Je suis beaucoup plus prudent maintenant.

  6. Samedi 25 août : "Ayrault doit apprendre à être Premier ministre"

    Sur lelab.europe1.fr

    Cherche Premier ministre désespérement. A en croire les témoignages de ministres ou d'élus socialistes recueillis par Le Monde ce 25 août, Jean-Marc Ayrault est loin de satisfaire ses troupes dans son rôle de chef du gouvernement. En substance, il n'est pas assez présent et se protège trop.

    Et c'est Marisol Touraine qui se montre la plus franche. Pour elle, Jean-Marc Ayrault doit cesser de faire du Fillon :

    "Le problème central, c'est qu'à un moment, nous n'avions plus un omniprésident, mais toujours un Premier ministre qui s'était calé sur le modèle Fillon, qui justement supposait un hyperprésident. Il faut changer de style. Cela suppose un Premier ministre qui retrouve son rôle de Premier ministre."

    Même réflexion chez Malek Boutih : "Ayrault doit apprendre à être Premier ministre."

    Et le député de l'Essonne pose même une sorte d'ultimatum au chef de la majorité : "Il y a jusqu'en janvier pour se trouver. Après ce délai, il sera en grande difficulté".

    En plus soft, dans la bouche de Manuel Valls, cela donne : "L'horlogerie Elysée-Matignon-gouvernement-Parlement doit trouver son rythme".

    Pour répondre à ces attentes, Jean-Marc Ayrault a fait sa rentrée politique le 22 août sur BFMTV, s'exprimera devant les jeunes socialistes lors d'uncity hall meetingà La Rochelle ce 25 août dans l'après-midi, puis enchaînera avec un passage au journal télévisé de France 2 et un accompagnement de ses ministres sur le terrain dans les jours à venir.

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